Afrique : BAD, de réalisation en réalisation Version imprimable
27-04-2017
Participant aux Assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale, du 17 au 23 avril 2017 à Washington, la Banque africaine de développement, par la voix de son président, le Nigérian Dr Akinwumi A. Adesina, a mis l’accent sur l’énorme potentiel de l’Afrique, ainsi que sur son programme de développement ambitieux pour le continent.
Les attentes de l’Afrique en termes d’investissements sont importantes. La BAD s’emploie à y répondre. Dans un continent à fort potentiel et où les marges de croissance sont importantes, le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Akinwumi Adesina, dégagea un top5 ou 5 grandes priorités, en matière de développement. L’institution financière internationale revendique en 2016 des réalisations qui ont trait à 3,3 millions de nouveaux raccordements à l’électricité, 3,7 millions d’Africains ayant bénéficié d’une amélioration de leur accès à l’eau et à l’assainissement, à 5,7 millions d’Africains ayant bénéficié d’améliorations dans le secteur agricole, à 9,3 millions d’entre eux bénéficiant d’un accès à des services de santé améliorés ou encore à quelque 7 millions ayant bénéficié d’une amélioration de leur accès aux services de transport.
A Washington, lors des récentes Assemblées du printemps des institutions de Bretton Woods, il a confirmé qu’elles sont en cours de déploiement. Pour le président de la BAD, il s’agit d’une vision qu’il avait pour l’Afrique, avant même d’intégrer cette banque internationale. Après avoir rappelé ce top5, à savoir «éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains», Dr Adesina a soutenu qu’en lançant le «New deal pour l’énergie» en Afrique, la BAD s’est engagée à investir 12 milliards de $, sur 5 ans, avec l’ambition de mobiliser 45 à 50 milliards de $ supplémentaires. L’objectif global étant de permettre l’accès à une source de cuisson propre à quelque 150 millions de ménages. Pour ce faire, une nouvelle vice-présidence, dédiée à l’électricité et à l’énergie, a été mise en place. Parmi les projets financés dans ce secteur, en 2016, celui qui a nécessité 1,6 milliard de $ et couvrant 19 pays. Un montant qui passera à 2 milliards de $ en 2017, avec l’objectif de mobiliser 5 à 7 milliards de $. Aussi, le Fonds pour l’inclusion énergétique, à hauteur de 500 millions de $, avec un capital de départ de 100 millions de $, a été lancé. Une ligne de financement qui propose des financements abordables aux entreprises qui investissent dans les énergies renouvelables.

Un très bon début
L’agriculture, autre chantier qui lui tient à cœur, n’est pas en reste. Le président de la BAD voit que pour pallier les importations alimentaires qui chiffrent à 35 milliards de $ et pointeraient à 110 milliards de $ en 2025, il est nécessaire d’apporter un soutien rapide à la diversification des économies en Afrique et à la relance des zones rurales. «La BAD s’est engagée à verser 24 milliards de $ pour soutenir l’agriculture, au cours des 10 prochaines années, en se focalisant principalement sur l’autosuffisance alimentaire et sur l’industrialisation agricole. Les sécheresses et les famines, auxquelles certains pays ont récemment été confrontés, notamment au Soudan du Sud, en Somalie, au Nigéria, au Kenya, en Éthiopie et en Ouganda, appellent à des interventions immédiates, car 20 millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire et souffrent de malnutrition aiguë. C’est dans ce cadre que la BAD a décidé de lancer de nouvelles initiatives et prévoit un appui de 1,1 milliard de $, suite à l’approbation de son conseil d’administration, pour faire face à cette crise et prévenir toute nouvelle famine en cas de sécheresse», a-t-il précisé. Aussi, la BAD a pris des mesures pour rehausser le niveau de parité en Afrique, d’où le lancement du Programme de discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique (Afawa), afin de mobiliser 3 milliards de $ en faveur des femmes entrepreneures.

Quant à la lutte contre le chômage des jeunes, plus grand problème social auquel l’Afrique fait face aujourd’hui, avec un tiers des 230 millions de jeunes Africains, soit environ 20% de la population jeune dans le monde, sans emploi réel, l’initiative Enable Youth ou Empowering Novel Agri-Business-Led Employment Youth a été mise en branle. Ce programme de la BAD est destiné aux jeunes agripreneurs et promeut l’entrepreneuriat dans l’agro-industrie par l’acquisition de compétences dans plusieurs pays, dont le Nigéria et le Soudan.

En outre, en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), la BAD a lancé l’initiative «Boost Africa», dédiée aux jeunes entrepreneurs innovants. Par cette ligne, elle investit dans la formation de la jeunesse dans les domaines des sciences, des technologies et des mathématiques en vue de les préparer aux emplois de demain.

D. MBaye, rédacteur en chef
 
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