Afrique centrale : La BEAC projette une hausse de la croissance en zone Cemac Version imprimable
26-03-2017
Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) table sur une croissance de 1,6% en 2017 contre 0,2% en 2016 pour les Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
La conjoncture économique difficile n’est certainement pas encore derrière les pays de la Cemac. Toutefois, des principaux indicateurs laissent croire qu’on se rapproche du voyant orange au voyant rouge dans lequel étaient englués les pays de la sous-région ces derniers mois. Une situation économique difficile du fait de la chute drastique des cours de pétrole, dont cinq des six pays en sont producteurs et exportateurs. La remontée des cours qu’on observe depuis quelque temps, couplée au retour progressif de la sécurité avec le début du démantèlement de la secte terroriste nigériane qui avait multiplié des attaques envers le Cameroun et le Tchad, explique en partie cette embellie.

Selon Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la BEAC, «cette reprise de la croissance est en lien avec la remontée des cours du brut et la mise en œuvre des réformes actées dans le programme des réformes économiques et financières de la Cemac». Dans cette optique, un appel a été une fois de plus lancé aux États pour une meilleure gestion des finances publiques, de même qu’une recommandation a été faite pour une économie diversifiée – à l’exemple du Cameroun – pour que les pays ne dépendent plus à plus de 80% des revenus pétroliers.

En tout état de cause, le CPM prévoit une inflation de 2,6%, c’est-à-dire sous le seuil communautaire de 3% alors que celle-ci était de 1,1% en 2016 et 2,5% en 2015. Par ailleurs, le CPM s’attend également à une amélioration dans la gestion des finances publiques induisant un recul du déficit budgétaire, base engagements, hors dons, à 3,2% du produit intérieur brut (PIB).

Au cours de l’année 2017, il faudra s’attendre à une nette diminution du déficit des transactions courantes, des transferts publics inclus, à 8,2% du PIB et à une remontée du taux de couverture extérieure de la monnaie à 64,8%. Enfin, la BEAC a décidé de relever le Taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) de 50 points de base pour le porter à 2,95%, tandis que les taux d’intérêt sur les placements des banques restent inchangés.

Achille Mbog Pibasso
 
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