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Afrique-UE: Forum d’affaires en prélude du Sommet des chefs d’État Version imprimable
01-04-2014
Le 5ème Forum des Affaires Afrique-UE, qui se tient depuis hier à Bruxelles, à la veille du 4ème Sommet Afrique-UE des chefs d’État, prévu du 2 au 3 avril, dans la capitale belge, ambitionne de tracer les sillons de l’industrialisation du continent, dans le cadre d’une coopération mutuellement bénéfique.


Dynamiser davantage le secteur privé au service de la croissance et de l’emploi pour les différentes parties. Tel a été et tel sera le credo des rencontres successives entre opérateurs privés et décideurs de l’Afrique et de l’Union européenne (UE). Déjà, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, invitait, lundi 31 mars à l’ouverture du 5ème Forum des Affaires Afrique-UE, les deux parties à explorer les possibilités de bénéfices mutuels, principalement à travers le secteur privé. De son avis, le continent noir peut capitaliser sur les expériences de l’UE, en matière de marché commun pour stimuler le commerce et la croissance économique. Les chiffres que le président de la Commission européenne a donnés, avec un potentiel énorme, notamment une estimation de 122 millions de travailleurs supplémentaires dans la décennie à venir, plus d’un milliard d’abonnés à la téléphonie mobile, un marché de 128 millions de ménages de consommateurs supplémentaires d’ici à 2020, une population jeune… sont autant d’atouts. 

Capter les investissements 

L’UE et l’Afrique ont besoin l’un et l’autre d’accroître les échanges. Actuellement, 72% du commerce total de l’UE se fait au sein de l’Europe, contre seulement 12% avec l’Afrique, ont déploré certains décideurs. Le thème du Forum d’Affaires, «Un avenir commun pour l’UE et l’Afrique : engager le secteur privé en faveur d’une croissance durable et inclusive», en dit long sur les aspirations prises pour sortir des sentiers battus. Les participants à ce symposium ponctué de sessions plénières, d’ateliers et de rencontres B2B dans divers secteurs allant de l’agriculture aux mines, en passant par l’énergie renouvelable, l’innovation… se sont inscrits dans l’esprit d’un «engagement commun». Les opérateurs (en activité et ceux en puissance) des deux espaces entendent concrétiser le vœu pieux de l’industrialisation de l’Afrique, dans le cadre de projets mutuellement bénéfiques. Une industrialisation à même de stimuler la croissance et de générer des emplois. À l’issue des rendez-vous, pris à l’avance pour certains, des joint-ventures sont en train d’être créées. 

Tenue à la veille du 5ème Sommet Afrique-UE, cette rencontre, par ses recommandations, permettra aux chefs d’État de mieux asseoir les termes de partenariats. Des accords qui devront être obligatoirement accompagnés de mesures de mise à niveau des économies africaines, pour éviter leur léthargie. Les opérateurs économiques l’ont compris et le recommandent à leurs dirigeants respectifs. Ils ont d’ailleurs plaidé pour le renforcement du système financier, sachant que tous ceux qui auront négligé la bonne gouvernance sont de facto exclus. 

Daouda MBaye
 
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