Angola : José Eduardo dos Santos renonce à briguer un autre mandat Version imprimable
05-02-2017
Le président José Eduardo dos Santos a confirmé, au cours d’une réunion extraordinaire du MPLA, tenue le 3 février à Luanda, son désir de se retirer de la tête du pays à la fin de son mandat.
Successeur d’Antonio Agostinho Neto dont il était le ministre des Affaires étrangères, José Eduardo dos Santos est arrivé au pouvoir en 1979 à la suite du décès du père de l’indépendance. Au terme de plusieurs années d’exercice du pouvoir, dos Santos, qui n’a ménagé aucun effort pour pacifier son pays confronté à une recrudescence de conflits armés, dont une guerre civile qui a duré 27 ans, décide de passer la main. L’information qui jusque-là n’était connue que de très peu de personnes proches de l’homme fort de Luanda a été officialisée par l’intéressé.

En effet, c’est au cours de la réunion de l’instance politique du parti au pouvoir, le MPLA, que l’actuel chef de l’État angolais, José Eduardo dos Santos, a annoncé son intention de quitter le pouvoir en 2018. Il est actuellement le second plus ancien chef d’État en poste en Afrique après l’Équato-Guinéen Téodoro Obiang Nguéma.

Après près de quarante ans de pouvoir sans discontinuer, le président angolais dos Santos a prévu de quitter son fauteuil de chef d’État dans deux ans, après la fin de son actuel mandat.
«J’ai pris la décision de quitter la vie politique en 2018», a déclaré le chef de l’État angolais, âgé de 73 ans, devant le comité central de son parti, le MPLA. Son mandat actuel se termine en 2017, mais il n’a pas précisé pourquoi il comptait quitter la tête du pays l’année suivante.

Cependant, il restera à la tête du parti MPLA, il a d’ailleurs désigné Bornito de Sousa, un général à la retraite et un de ses proches compagnons, comme vice-président. Ce dernier aura la charge de diriger la campagne présidentielle. Sauf coup de théâtre, et ce n’est plus un secret pour personne, c’est l’actuel ministre de la Défense, João Manuel Gonçalves Lourenço, qui portera les couleurs du MPLA comme candidat à la présidentielle pour succéder à Eduardo dos Santos.

En juin dernier, le président avait indirectement abordé la question de sa succession, en déclarant notamment : «Il nous faut étudier très attentivement la façon de construire la transition», en appelant le MPLA à réfléchir à la nomination d’un candidat. Cette fois-ci, il a été très précis.

Dos Santos s’en va. C’est une page de l’histoire qui se tourne en Angola et en Afrique centrale, une zone où l’on compte le plus d’hommes d’État en poste de façon discontinue. Le départ de dos Santos du pouvoir va redéfinir les cartes en Afrique centrale et sans nul doute inspirer d’autres chefs d’État à œuvrer pour l’alternance à la tête de leurs pays respectifs.

Rodrigue Fénelon Massala
 
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