Bdeac Adoption d’un programme quinquennal de 950 milliards de f CFA Version imprimable
26-03-2013
L’institution financière, chargée d’accompagner les pays d’Afrique centrale vers le développement, vient d’adopter un programme quinquennal qui sera appuyée d’une vision stratégique de développement à l’horizon 2025. Au centre des enjeux, l’émergence

Retourne-t-on vers le passé avec les plans quinquennaux qui ont forgé le développement de certains pays au lendemain des indépendances africaines il y a un demi-siècle ? Au-delà des divergences d’approche, force est de constater que de nombreuses institutions reviennent sur ce mode de gouvernance abandonné il y a un peu plus de deux décennies. Le Conseil d’administration de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (Bdeac) qui s’est tenu il y a quelques jours à Brazzaville, au Congo, a adopté le programme économique au titre de la période 2013-2017.

Pour les cinq prochaines années, le volume des engagements est fixé à 950 milliards de f CFA, une somme qui connaît une nette augmentation par rapport à ces dernières années. Il s’agit d’après les dirigeants de cette institution financière, de se conformer à la nouvelle donne en vigueur en Afrique centrale, où les pays empruntent la voie de l’émergence économique conformément à un chronogramme interne à chacun des Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
Dans cette perspective, la Bdeac mettra particulièrement un point d’honneur sur le financement des infrastructures, aussi bien l’énergie que ressources minières, mais surtout les transports, l’objectif étant de contribuer au désenclavement des Etats et de promouvoir l’intégration communautaire par une fluidité de mouvements des personnes et des biens. Sur ce dernier aspect, la Banque est engagée et entend être plus présente dans le financement des infrastructures de transports maritime, ferroviaire et terrestre.

Nouvelle option managériale

Nonobstant les difficultés, le directeur général de la Bdeac, Michael Adandé, pense que la crédibilité de cette institution financière passe par sa capacité à accompagner le développement des pays de la sous-région. En d’autres termes, «nous devons être une institution de référence en matière de financement de l’émergence de développement.

Pour ce faire, nous devons être une institution crédible». Une ambition qui appelle un réajustement des options managériales, une nouvelle vision de développement qui met un point d’honneur sur la compétitivité des économies locales, raison pour laquelle cette banque de développement n’exclut pas de porter le budget à 1200 milliards de f CFA. Encore que les modes de financement sont aussi variés que modernes. Aussi, pour sortir du cadre classique de financement découlant de prêts bancaires, la Bdeac a inauguré il y a trois ans l’emprunt obligataire, soit 30 milliards de f CFA au profit des deux bourses sous régionales, en l’occurrence, la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac) et la bourse nationale des valeurs mobilières du Cameroun, la Douala stock exchange (DSX).

Pour 2013, la Bdeac va lancer un emprunt obligataire de 70 milliards de f CFA. En plus du plan quinquennal 2013-2017, la Bdeac a adopté un plan stratégique de développement à l’horizon 2025. Adossé sur sept principaux axes, entre autres, les infrastructures, l’énergie, la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire, le soutien au secteur privé et la lutte contre la pauvreté, ce programme de développement prévoit notamment la mobilisation des excédents budgétaires des Etats pour les orienter vers des projets structurants. La finalité étant de «créer la valeur ajoutée» dans les pays de la sousrégion, à travers une transformation plus accrue des matières premières.

Achille Mbog Pibasso, Douala
 
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