BEAC, Vers la reprise économique en Afrique centrale Version imprimable
04-08-2014
L’inauguration de la direction nationale de la BEAC à Malabo, le 8 juillet 2014, traduit une situation de plus en plus favorable des économies de la sous-région comme l’a relevé le CPM de la Banque centrale, tenu ce même jour dans la capitale équato-guinéenne.
L’agence de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), à Malabo en Guinée équatoriale, est désormais opérationnelle. Les nouveaux bureaux qui sont logés dans un immeuble futuriste font partie du programme immobilier mis en place depuis quelques années par la Banque centrale en vue d’assurer la modernisation de l’institut d’émission, l’approfondissement de l’intégration sous-régionale et le développement des échanges entre les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Une cérémonie qui a mobilisé le gotha financier et économique de la sous-région, avec à la manette le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour qui l’inauguration de la nouvelle agence constitue un motif de joie et de satisfaction. D’où les félicitations du chef de l’État au gouvernement de la BEAC pour le bon travail réalisé et qui confirme que les réformes intervenues au sein des institutions sous-régionales sont de nature à apporter un coup de pouce au développement économique et social de l’Afrique centrale.
L’inauguration de la nouvelle agence intervient dans un contexte économique assez favorable pour les pays de la Cemac, comme a pu le constater le Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC. Ce dernier a relevé que sous l’effet de la reprise de l’activité pétrolière et de la bonne tenue du secteur non pétrolier, «les perspectives révisées laissent entrevoir une accélération de la croissance à 6,1% en 2014, dont 3,6% pour le secteur pétrolier et 7,1% pour le secteur non pétrolier, qui demeurerait cependant toujours insuffisante pour enclencher un véritable recul de la pauvreté dans la sous-région». Dans la perspective de l’émergence économique en zone Cemac à moyen terme, le CPM a relevé une relative maîtrise des tensions inflationnistes autour de 3%, un redressement du solde budgétaire – base engagements hors dons – à moins de 3% du PIB, sans oublier le taux de couverture extérieur de la monnaie qui se fixerait à 98,8%». Résultat, la BEAC a baissé de 30 points de base le taux d’intérêt des appels d’offres, de même qu’elle a décidé d’infléchir davantage l’orientation politique monétaire amorcée l’année dernière.

Les fruits de la réforme
Dans son intervention, le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama, a insisté sur les bienfaits de la réforme des institutions sous-régionales, ce qui a notamment amené la Banque centrale à exécuter la feuille de route prescrite par les chefs d’État de la Cemac lors du sommet du 17 janvier 2010 à Bangui, en République centrafricaine. Des résultats encourageants qui ont valu à cet institut d’émission la satisfaction des bailleurs de fonds, en l’occurrence le FMI. «La gouvernance au sein de la BEAC a été substantiellement améliorée, en particulier grâce à la gestion collégiale au quotidien au sein de son gouvernement, à l’instauration de la transparence, d’une large concertation et à la mise en place d’un code des marchés exigeant», a-t-il souligné. Ces quatre dernières années, la BEAC a enregistré les résultats positifs, avec plus de 18 milliards de f CFA de bénéfices engrangés l’année dernière. Le travail collégial et la rigueur dans la gestion ayant fait leur preuve, la Banque centrale entend parachever cette mutation qui vise à hisser «notre institut d’émission au niveau des standards internationaux, d’où cet ambitieux plan de modernisation adopté en juillet 2011 et dont la mise en application est prévue en septembre 2014». À terme, la BEAC disposera d’instruments susceptibles de rendre sa politique monétaire efficace, afin de contribuer «activement au soutien des politiques d’émergence en cours dans la Cemac».

Érigée sur une parcelle de 50 000 m2, la nouvelle direction nationale de la BEAC à Malabo est un joyau architectural de onze étages et d’un sous-sol. Cet immeuble qui culmine à plus de 70 mètres couvre une superficie fonctionnelle de 18 000 m2. Il est la matérialisation de la place éminemment importante que joue la Banque centrale dans le développement des économies sous-régionales, la BEAC étant considérée à juste titre par les dirigeants d’Afrique centrale comme «le poumon et le souffle de la Cemac».

Achille Mbog Pibasso, Malabo
 
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