Berlin : Engagements du G20 pour l’Afrique Version imprimable
13-06-2017
Berlin a abrité, les 12 et 13 juin 2017, le «G20 Africa Partnership-Investing in a Common Future». Dans le prolongement du Sommet du G20 à Baden-Baden, il s’agit d’investir de façon plus conséquente sur les pays africains, en commençant par 5 pionniers, qui devront prouver leur potentiel de croissance.
Cette fois sera-t-elle la bonne? Depuis que le G20 annonce ses intentions d’accompagner le développement économique de l’Afrique, les kilomètres d’autoroutes n’ont pas augmenté de manière exponentielle, ni non plus de chemins de fer, aussi l’industrie exportatrice ainsi que l’agro-industrie n’arrivent toujours pas à produire les résultats escomptés et continuent de patauger dans des contre-performances, incapables de résorber le chômage des jeunes. La rencontre de Berlin «Partenariat G20- Afrique» aura le mérite de recueillir des engagements fermes de dirigeants des 20 pays les plus riches pour l’Afrique. Une série de mesures concrètes pour mettre sur pied le partenariat économique et endiguer l’afflux de migrants clandestins et surtout économiques sont dans le pipe. L’Allemagne, qui assure la présidence du G20, donne le ton avec Compact with Africa. Le but avoué est d’identifier les besoins des pays africains pour mettre en place un cadre propice pour les affaires. Actuellement, tous ces États ont mis en place des canevas clairs, souvent intitulés, Plans émergents, pour recevoir des investissements.

Appliquer la rupture
D’aucuns avançaient une démarche révolutionnaire parmi les argentiers de pays africains qui dissimulaient mal leur satisfaction de voir aussi l’implication du secteur privé dans le financement des infrastructures. Des pays pionniers, tels que la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal bénéficieraient d’un accompagnement tous azimuts. Ces derniers ont eu à exposer les entraves au développement, dues au manque d’infrastructures. Pour rassurer le secteur privé des pays du G20, les institutions internationales, telles que le FMI et la Banque mondiale, annoncent la mise en place de différents programmes d’aide à l’investissement adaptés au contexte local. Déjà, cette initiative, saluée par les principaux bailleurs en Afrique, va au-delà des intentions. La Banque mondiale met 57 milliards de $ sur le chantier du développement de cette partie du continent, à l’horizon 2020. Quant à Compact Africa, qui permet de concentrer les moyens et offrir une plateforme d’investissements pour ces pays, la présidence allemande du G20 en fait l’une de ses priorités.

Il reste que le succès d’une telle initiative réside dans l’implémentation de la bonne gouvernance, dans une gestion des deniers loin de toute concussion, et du développement de projets souverains au bénéfice des peuples dans le strict respect du mérite. Un mérite qui sous-tend une maîtrise et une qualification africaines. Comme disait l’autre, «il ne faut pas tout attendre de l’extérieur, car personne ne viendra développer l’Afrique à la place des Africains». À défaut, les sceptiques, tels que l’ONG ONE, auront raison de craindre que la montagne accouche encore une fois d’une souris.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
 
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