Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme : Une cause commune Version imprimable
09-07-2018
Extraits de l'éditorial paru dans le magazine Les Afriques numéro 385, signé Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication.
ABDERRAZZAK SITAÏL, DIRECTEUR DE PUBLICATION
Abderrazzak Sitaïl, Directeur de publication, Groupe Les Afriques


La lutte contre le blanchiment des capitaux (BC) et le financement du terrorisme (FT) vient de franchir un pallier important avec la décision de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) d’instaurer de nouveaux mécanismes de contrôle du système bancaire notamment dans les transferts internationaux. Une position qui se comprend d’autant que la lutte contre le terrorisme est une cause commune, tant il est vrai que les terroristes frappent aussi bien les pays développés à l’instar des Etats-Unis ou les pays européens dotés de moyens de sécurité de pointe, que les Etats africains en voie vers l’émergence économique.

Depuis 2014, l’Afrique centrale à travers le Cameroun et la Tchad subissent des assauts répétés de la secte terroriste nigériane Boko Haram. Ce qui peut davantage intéresser l’institution d’émission monétaire en Afrique centrale à mettre un accent sur la lutte contre le financement du terrorisme. Le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) a répertorié onze typologies de financement du terrorisme : l’utilisation abusive des organismes à but non lucratif, les sociétés de transfert de fonds, les établissements financiers, les trafics illicites, les transferts des opérateurs économiques, la collecte et la remise de fonds, l’extorsion de fonds et les rançonnages, les embuscades et les pillages, et la criminalité faunique.

En ce qui concerne le blanchement des capitaux, les initiatives anti-blanchiment ont abouti à la création des groupes régionaux tels que, le Groupe anti-blanchiment de l’Afrique orientale et australe (GABAOA) ; le Groupe d’action financière du Moyen- Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) ; le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) ; le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) ; le Comité de Liaison Anti- Blanchiment de la Zone Franc (CLAB), sans y exclure la Banque Africaine de Développement (BAD) qui fait de la lutte contre le BC/FT une priorité dans son intervention.

Des structures devenues membres associés du Groupe d’Action Financière Internationale (GAFI). Une option qui rejoint les institutions traditionnelles à l’instar des Nations Unies, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de l’Organisation de coopération ‘Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), de l’Union africaine qui mettent un accent sur la lutte contre le blanchiment des capitaux.

Reste maintenant que ces structures et bien d’autres mutualisent de manière efficiente leurs efforts à travers des échanges de données et d’informations, des partages d’expériences, des interventions communes pour que la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme soit véritablement un combat de tous et de chacun.


La suite à lire dans le numéro 385 du magasine Les Afriques.

Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
 
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