Cameroun : Attijariwafa bank engagé dans le développement des marchés financiers Version imprimable
26-03-2017
Le holding financier marocain pourrait renforcer sa présence dans ce segment après avoir arrangé en l’espace de trois ans deux emprunts obligataires à la Bourse nationale des valeurs mobilières du Cameroun, la Douala Stock Exchange (DSX).
Le groupe bancaire du Royaume chérifien Attijariwafa, propriétaire de la Société commerciale de banque du Cameroun (SCB), entend jouer un rôle déterminant pour un développement des marchés financiers dynamiques au Cameroun. Ses premiers pas comme arrangeur aux deux précédents emprunts obligataires à la Douala Stock Exchange seraient un bon présage pour l’économie camerounaise. Selon son président-directeur général, Mohamed El Kettani, la filiale locale du holding financier chérifien sera plus présente dans ce segment, notamment dans le fonctionnement du marché financier du Cameroun en quête d’un nouveau souffle. Dans cette perspective, «nous sommes demandeurs et la preuve est que nous avons pris la décision de créer une filiale de gestion d’actifs au Cameroun. Elle va également intervenir sur la dette publique», a-t-il rassuré.

Vue sous cet angle, la création à Douala d’Attijari Securities Central Africa, le 10 février 2016, avec compétence sur l’ensemble de l’Afrique centrale, laissent croire certains observateurs, «démontre la volonté de SCB Cameroun, grâce à l’appui de sa maison mère, Attijariwafa bank, de contribuer modestement à la modernisation des marchés des capitaux au Cameroun. Nous mettrons toute notre expertise et notre savoir-faire au service du pays». Moins de cinq ans après son installation au Cameroun, Attijariwafa bank, à travers la SCB, a déjà arrangé localement deux des quatre emprunts obligataires de l’État du Cameroun.

Il s’agit notamment d’un emprunt obligataire de 50 milliards de f CFA en 2013 à la Douala Stock Exchange (DSX), puis un autre de 150 milliards de f CFA lancé en 2014 toujours sur le même marché financier du Cameroun. De l’avis des analystes, le fait que l’emprunt obligataire de 2013 ait obtenu des souscriptions pour un montant total de 80 milliards de f CFA est un succès, ce qui avait du reste amené l’État du Cameroun à demander au régulateur du marché financier local une sur-allocation des ressources initialement sollicitées.

Achille Mbog Pibasso
 
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