Cameroun : Camrail pour une meilleure gestion du transport ferroviaire Version imprimable
23-06-2017
La filiale camerounaise du groupe français Bolloré, concessionnaire du chemin de fer au Cameroun, opte pour un nouveau départ après les changements intervenus récemment à la tête de cette entreprise.
Les nouveaux dirigeants, nommés le 9 juin 2017 à la Société Cameroon Railways (Camrail), se sont engagés «à tourner la page et assurer une meilleure gestion du chemin de fer». En tout état cause, le président du conseil d’administration, Aboubakar Abbo, ne fait aucun mystère quant à la nécessité d’améliorer la gouvernance au sein de cette entreprise, secouée par un terrible accident ferroviaire il y a quelques mois. Selon ce dernier, c’est pour impulser un nouveau dynamisme, à l’initiative du chef de l’État camerounais Paul Biya et du président dudit groupe Vincent Bolloré, que ces changements ont été apportés au sein de cette entreprise.

Nouvellement installés avec le directeur général de nationalité française Jean-Pierre Morel, les nouveaux responsables ont effectué leur première sortie à Eséka, le 21 juin 2017, où s’est produit un grave accident le 21 octobre 2016, faisant 79 morts et 600 blessés. C’est dire qu’au-delà d’une visite de réconfort aux victimes et à leurs familles, «l’impulsion est très forte du sommet de l’État pour que des mesures fortes soient prises pour gérer au mieux cet après-drame et également prendre des mesures pour l’avenir», a déclaré Abbo.

Paul Biya et Vincent Bolloré
Dans cette perspective, Camrail a annoncé le renforcement de la sécurisation des passagers, la sécurisation du personnel et des infrastructures, ce qui, d’après des sources, devrait se traduire par l’acquisition et la réhabilitation des équipements aussi bien roulants, des rails que de l’immobilier. Par ailleurs, le renforcement du volet social fait également partie des préoccupations à travers la remise d’un important don de matériels et de médicaments à l’hôpital d’Eseka, «dont le personnel s’est démené dans tous les sens pour secourir les victimes le jour du drame», a-t-on appris. Le résultat de l’enquête prescrite par le chef de l’Etat ayant rendu son verdict, il était question pour les responsables de cette entreprise de revoir certaines méthodes de fonctionnement, la finalité étant de renforcer la compétitive de l’entreprise.

On comprend pourquoi pour le top management de Camrail, en plus de la remise d’un don de médicaments ainsi que des échanges avec des riverains de la voie ferrée, les autorités administratives et traditionnelles, il était question de faire le point sur les indemnisations où on a assuré qu’en collaboration avec le gouvernement les «choses évoluent progressivement» alors que de nouvelles perspectives se profilent à l’horizon, rassure-t-on.

La suite à lire dans le prochain numéro du magazine.

Achille Mbog Pibasso, Douala
 
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