Cameroun : L’Unité nationale prélude à l’émergence Version imprimable
09-05-2018
Les Camerounais ont une fois de plus rendez-vous avec l’Histoire pour réitérer leur indivisibilité à l’occasion de la célébration le 20 mai de la Fête de l’unité nationale.
Le 20 mai 2018, les Camerounais vont célébrer le 46è anniversaire de l’Etat unitaire. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ils se rappelleront de leur décision souveraine de vivre dans une Nation unie et indivisible. Sage décision s’il en est pour ce pays constitué d’une mosaïque de peuples, qui, heureusement, s’intègrent les uns aux autres pour cultiver et promouvoir le vivre ensemble. Ce vivre ensemble dont certains esprits retors, à travers des actes délictueux et belliqueux, essaient pourtant de déconstruire en vendant illusions et chimères aux citoyens au point malheureusement de manipuler quelques-uns et les pousser à s’opposer, à s’entre-tuer même.

Il s’agit sans doute là, de la plus grande difficulté pour l’extrême majorité des Camerounais, de voir des gens d’une même aire géographique qui ont toujours vécu en symbiose, se laisser peu à peu tomber dans la suspicion, l’intolérance, incompréhension, voire la haine, parce que de faux prophètes interprétant les Saintes écritures à l’envers, clament que la prospérité de certains compatriotes, ou d’une partie du territoire national, passe par la partition du pays.

Que diantre, comment est-on arrivé là, que sur la base des deux langues étrangères où s’expriment invariablement 25 millions de Camerounais malgré l’existence de quelque 300 langues nationales, frères et sœurs d’un même arbre généalogique, d’un même placenta en viennent à faire table rase de leur histoire commune? Est-il admissible que pour un accident de l’Histoire, un peuple partageant les mêmes valeurs, les mêmes us et coutumes, la même géographie et descendant d’un ancêtre commun devrait-il être séparé parce que des gens sont guidés par des calculs malsains ? Cela a-t-il un sens qu’après la division du Cameroun en deux entités, respectivement placées sous mandat de la Société des nations (SDN) et sous administration anglaise et française, puis sous tutelle de l’Organisation des nations unies (ONU) avant l’accession à l’indépendance, la réunification puis l’unification devrait-il éclater en mille morceaux dont personne n’est sure de les recoller ? Qu’on se détrompe, les Camerounais ne sauraient être des moutons de panurge. Assurément pas.

Un Cameroun uni et indivisible
Qu’il soit clairement dit, les Camerouais de toutes les régions font face aux problèmes existentiels dont il revient impérativement aux gouvernants d’en trouver des solutions idoines et pérennes pour tous ses habitants. Toutefois, sauf faire preuve délibérément de mauvaise foi, sur ce cas, l’on ne saurait faire le reproche aux dirigeants comme mode de gouvernance, d’avoir planifié le sous- développement d’une partie du pays pour des considérations purement linguistiques. La seule concession qu’on peut faire aux sécessionnistes, c’est de créer leur Etat en laissant intact, l’intégrité territoriale des 474 000 km qui composent l’actuelle superficie du Cameroun.

L’enlisement progressif de la crise anglophone, du fait de certains illuminés de faire des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest un « Etat indépendant » révèle au grand jour, le danger que courre le Cameroun de laisser des gens peu outillés au leadership surfer sur des vagues populistes et machiavéliques. Il est temps que les initiateurs de ce projet bancal d’abandonner leurs basses manœuvres et qu’ils retrouvent la voie de la raison, celle des patriotes vivant dans un Cameroun uni et paisible, où des citoyens s’investissement pour son développement, prélude de son émergence économique.

Au-delà des considérations politiques, linguistiques, sociales et culturelles, les Camerounais dans leur extrême majorité sont totalement contre la partition de leur pays. Le chef de l’Etat Paul Biya s’est dit ouvert au dialogue, sans en toucher à la forme actuelle de l’Etat. Il a raison tant il est vrai que si les Camerounais laissent leur socle être détruit par des pourfendeurs de la République, chaque premier quidam du coin décrétera l’indépendance de son territoire, et en peu de temps, le Cameroun passera d’un Etat à 10, ensuite à 58, puis à 360, pour finalement devenir 13536 Etats, ce dernier chiffre correspondant au nombre actuel des chefferies traditionnelles du pays. Non, les Camerounais ne l’accepteront jamais.

Moralité, il faut revenir à de meilleurs sentiments, abandonner cette mésaventure, évidemment faire l’acte de contrition pour des crimes commis, d’autant que pour son essor, le Cameroun a besoin de tous ses enfants, y compris ceux qui se sont égarés, et qui font amende honorable. Qu’ils n’aient pas peur de revenir dans la mère patrie, car tel l’enfant prodige dans les Saintes, le père, c’est-à-dire le Cameroun, saura être compréhensif et compatissant.

Les Afriques
 
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