Cameroun : La Banque mondiale pour la réduction des délais de passage au port de Douala Version imprimable
03-04-2017
La réduction des délais des marchandises au port de Douala est au centre des préoccupations de la Banque mondiale dont une mission d’experts vient de séjourner fin mars 2017 au Cameroun.
En dépit des efforts entrepris pour réduire les délais de passage des marchandises au port de Douala, la principale place portuaire du Cameroun qui concentre plus de 95% du volume des exportations et des importations du pays avec plus de 80% du trafic de la Centrafrique et du Tchad, beaucoup reste à faire pour rendre plus compétitive cette infrastructure portuaire à vocation sous-régionale. Les experts de la Banque mondiale qui viennent de séjourner au Guichet unique du commerce extérieur (GUCE) en ont vivement fait la recommandation aux autorités camerounaises.

À en croire Nicolas Peltier-Thiberge, directeur du secteur transport pour l’Afrique centrale et de l’Ouest à la Banque mondiale, «si on voit tout ce qui a été réalisé au niveau du port de Douala, des administrations, de la douane, du guichet unique, tous les efforts pour réduire les délais de passage portuaire, le temps de passage d’un container qui arrive au port de Douala est relativement long par rapport à d’autres ports africains», a-t-il indiqué. La mission de la Banque mondiale qui a visité les installations portuaires et pu suivre les explications sur les nouveaux services en ligne du GUCE qui facilitent la vie aux opérateurs économiques a pu découvrir le processus de traitement des déclarations douanières exigées aux usagers.

Cameroon business forum
La mission de la BM s’est notamment enquise du délai de traitement des déclarations, un délai qui s’est amélioré grâce au Système douanier automatisé (Sydonia) qui permet une analyse en amont et répartit les dossiers de façon aléatoire aux inspecteurs qui peuvent traiter 5 à 6 déclarations par jour. Interrogés sur la moyenne de déclarations traitées, les responsables du GUCE ont avancé le chiffre de 2 000 par mois, ce qui constitue une vraie évolution par rapport à il y a quelques années seulement. L’autre critère qui a permis de réduire les délais est la meilleure répartition des dossiers aux inspecteurs, car si auparavant l’un pouvait se retrouver avec 300 déclarations pendant que l’autre en recevait 90, les chiffres ont été rééquilibrés.

Tout compte fait, malgré ce résultat encourageant, la mission de la Banque mondiale a déploré la longueur des délais de passage des marchandises au port de Douala qu’elle situe autour de 16 jours, ce qui est «une éternité» par rapport par exemple au port de Lomé au Togo, dont le délai est de 2 jours. «Je crois qu’il y a de très bonnes choses qui ont été déjà réalisées. Il y a énormément d’idées, notamment autour de la douane, du guichet unique, une stratégie, des systèmes qui ont été développés pour réduire ces délais et donc nous essayons de comprendre en tant que Banque mondiale, partenaire du Cameroun, comment nous pouvons appuyer ces efforts pour améliorer la situation», a indiqué le chef de délégation de la Banque mondiale. Des recommandations que les autorités camerounaises semblent bien intégrer, puisque lors de la 8ème session du Cameroon business forum (CBF), le 13 mars 2017 à Douala, les pouvoirs publics avaient déjà mis un point d’honneur sur l’amélioration du commerce extérieur afin de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Achille Mbog Pibasso
 
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