Cameroun : Naissance du «bouclier africain» Afruibana Version imprimable
21-07-2017
Afruibana, association de producteurs et d’exportateurs de fruits du Cameroun, de Côte d’Ivoire et du Ghana, vient d’être officiellement lancée, mercredi 19 juillet à Bruxelles. Il s’agit d’une initiative qui permettra aux producteurs de fruits du continent d’unir leurs efforts afin de mieux faire entendre leur voix dans les échanges internationaux…
C’est à l’occasion de la visite, auprès des institutions européennes, de Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre camerounais du Commerce, et non moins porte-parole des pays d’Afrique, Caraïbes et du Pacifique (ACP), lors des différentes conférences ministérielles sur la banane qu’Afruibana a été révélée. C’est une association de droit camerounais, regroupant plusieurs représentants de producteurs et d’exportateurs de différents pays subsahariens. En effet, elle comprend l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), l’Organisation des producteurs exportateurs de bananes, d’ananas, de mangues et autres fruits de Côte d’Ivoire (Obamci)… Plus généralement, c’est une plateforme ouverte, qui a vocation à rassembler les intérêts de la filière fruiticole en Afrique.

À Bruxelles, elle devient la représentation permanente d’une communauté de producteurs et d’exportateurs de fruits du Cameroun, de Côte d’Ivoire et du Ghana. Parmi ses missions, elle entend mettre tout en œuvre pour favoriser la compétitivité et l’exportation des fruits à destination des pays de l’Union européenne (UE). Aussi, afin de faciliter les programmes de financements et d’aides à destination des producteurs de fruits africains, elle ambitionne d’être une interface entre les producteurs du secteur et les différentes institutions européennes. Last but not least, elle veut jouer un rôle de représentation et de plaidoyer pour faire valoir la qualité et l’importance des filières agro-industrielles sur le continent africain, tant sur le plan économique que social et environnemental.

Un programme chargé
D’ores et déjà, un riche programme est dans le pipe, avec un agenda institutionnel chargé. Ainsi, dans les prochains mois, cette corporation sera présente au Sommet UE-Afrique d’Abidjan, à la fin du mois de novembre 2017, avec l’adoption d’une nouvelle feuille de route pour les relations entre les deux entités, la préparation de l’Accord post-Cotonou à partir de janvier 2018, ou encore les clauses de rendez-vous entre l’UE et les producteurs latino-américains, au cours du 1er trimestre 2018. Pour Jean-Marie Kacou Gervais, vice-président d’Afruibana : «Plusieurs échéances, au niveau européen, revêtent une importance stratégique pour les producteurs africains. C’est donc le rôle d’Afruibana de faire connaître aux décideurs européens l’intérêt du maintien et du développement du secteur agricole africain, non seulement pour continuer d’exporter une banane de qualité, mais aussi pour le développement de l’économie de nos pays, en favorisant l’emploi rural et l’agriculture familiale». Voilà qui est clair, singulièrement aux yeux des défenseurs du codéveloppement.

D. MBaye, rédacteur en chef
 
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