Cameroun Un forum sur la surliquidité bancaire en novembre Version imprimable
24-08-2013
Une réflexion approfondie mérite d’être menée pour comprendre la situation paradoxale qui existe entre la surliquidité bancaire et la difficulté pour les entreprises d’accéder aux financements.

La frilosité des banques dans la région attire l’attention des professionnels. La première édition du Forum international de la Finance en Afrique subsaharienne (Fifas), consacrée à la surliquidité bancaire, se tiendra au mois de novembre prochain à Douala. Au moment où les entreprises ont du mal à financer leurs activités, nonobstant la surliquidité des banques, l’organisation desdites assises vient à point nommé. Elles visent principalement, la promotion des secteurs et des opportunités d’investissement en Afrique, ainsi que l’intégration et la vulgarisation de nouveaux concepts et outils de financement modernes dans les pays de la zone franc.

Il sera question pour les participants qui viendront d’une vingtaine pays d’Afrique, avec l’appui des experts internationaux, de susciter une réflexion concertée et multipartiste des différents acteurs dans la perspective de trouver les mécanismes et les solutions de financement les plus pertinents au développement de l’Afrique. Sous le thème «Surliquidité bancaire, épargne sous financement du secteur privé: quels mécanismes et nouvelles techniques pour résoudre ce grand paradoxe de l’économie africaine», ce forum est organisé par le cabinet FinAfrique.

Pendant que des sociétés, en l’occurrence, des PME, ont des difficultés pour accéder aux financements, experts et analystes financiers situent la surliquidité bancaire en Afrique subsaharienne à plus de 7000 milliards de f CFA. Une «situation qui ne s’explique pas» et dont les organisateurs espèrent que le forum de novembre prochain y apportera des réponses idoines, afin de pousser les banques à mettre des financements à la disposition des entreprises qui n’en n’ont que besoin pour pouvoir se développer.

Les prochaines assises envisagent d’aborder plusieurs secteurs, néanmoins un accent particulier sera mis sur le green-business, l’agrobusiness, la transformation locale des matières premières. Par ailleurs, la promotion et la vulgarisation des nouveaux outils de financement à l’instar de private-equity, fonds d’investissement, fonds souverains, mécanismes de la finance islamique seront à l’ordre du jour. La finalité sera de mettre à la disposition des entreprises, divers mécanismes de financement.

Achille Mbog Pibasso
 
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