Casablanca : Premières Assises africaines du Leasing Version imprimable
08-05-2017
Depuis ce matin, Casablanca, capitale économique du Royaume du Maroc, abrite les Premières Assises africaines du leasing, à l’initiative de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) du Maroc, en partenariat avec la SFI. Une occasion de fédérer les énergies des acteurs pour concrétiser le potentiel d’un secteur à même d’accompagner le financement des PME-PMI et autres TPE…
La date du 8 mai 2017 sera marquée d’une pierre blanche dans les annales du crédit-bail en Afrique. Ce jour a coïncidé avec le lancement des Premières Assises africaines du leasing, un secteur à très fort potentiel et qui peut donner un sacré coup de fouet au financement des PME africaines.

À la séance d’ouverture, M. Benhamida, président de l’APSF, a d’emblée donné le ton. Sans langue de bois, il est allé dans le vif du sujet, non sans faire un bref rappel de la parabole de feu S.M. le Roi Hassan II qui aimait comparer son pays à un arbre, bien enraciné en Afrique, dont le feuillage bruissait en Europe, pour signifier que son pays est déterminé à œuvrer pour une Afrique émancipée et prospère. Dans son pays, le leasing a toujours été pratiqué, mais n’existe dans sa forme moderne que depuis 1965. Cela fait néanmoins plus d’un demi-siècle. Ce qui procure au Maroc une expérience avérée en la matière. Justement avec l’APSF, plusieurs rapprochements ont permis des partages et des échanges en Afrique, autant dans le bilatéral que dans le cadre de missions pilotées par la SFI. Cette première journée est donc inscrite dans cet esprit de partage. Dans l’ensemble, ces Assises ont permis de débattre des préalables à un marché interafricain du leasing en intégrant des disciplines, telles que la finance, le droit, la fiscalité… L’enjeu étant de renforcer le crédit-bail et par ricochet un plus important accès au financement des PME sur le continent.

Il a salué l’accompagnement de BAM et singulièrement l’importance accordée au crédit-bail. Cette journée a aussi été l’occasion de recommander un partenariat win-win, une coopération riche au bénéfice de tous. Un clin d’œil a été fait à Leaseurope pour aider à générer un marché africain, par le biais de la mise en place d’une fédération africaine digne de ce nom.

Déjà, dans un même pays, l’ambiguïté des sociétés de leasing, entre entreprises de location et entreprises de financement, bailleurs de fonds et bailleurs de biens, a été vécue, à plus forte raison à l’échelle d’un contient… Fort heureusement, la loi bancaire de 1993 est venue classer les sociétés de leasing au sien des sociétés de financement. Tout ceci pour mettre le doigt sur l’harmonisation des législations. Mais quel modèle choisir entre l’anglo-saxon et le francophone ?

Dans tous les cas, il faut s’y mettre, dans la mesure où le secteur est aussi considéré comme un terreau qui peut accompagner l’auto-emploi des jeunes. Il n’a pas terminé son propos sans louer le travail de M. Tehraoui, qualifié de maestro du leasing au Maroc, et souhaiter un vif succès aux travaux.

Dans la concertation
Le représentant de Bank Al Maghrib, qui a remplacé le gouverneur de BAM, empêché, a brossé brièvement l’évolution du secteur, une riche concertation avec les acteurs, la mise en place d’un dispositif convergent pour se hisser aux meilleurs standards. Une évolution qui est allée jusqu’à la diversification des produits et, plus récemment, avec la réforme bancaire qui a introduit les banques participatives qui vont commercialiser des produits conformes à la charia.

Pour ce secteur, au fort potentiel, BAM s’est attelé à une amélioration constante avec la mise en place du crédit bureau pour maîtriser les risques de surendettement, d’un observatoire, puis d’une structure de médiation, d’une fondation… Il se trouve qu’il y a encore beaucoup à faire, dans la mesure où, dans le financement des PME, le leasing, qui ne contribue qu’à hauturier de 25%, arrive loin derrière l’autofinancement, les dettes fournisseurs et les dettes bancaires. Avec les différents plans de développement sectoriels, dans l’agriculture et l’agrobusiness, dans les énergies renouvelables… Il s’agit de redonner un nouveau souffle au crédit-bail.

Riadh Naouar, vice-président de la SFI, s’est réjoui que ces assises puissent permettre de poursuivre la promotion du leasing, considéré comme un moyen de financement innovant et alternatif. Beaucoup de travail a été déjà effectué en 10 ans. La SFI a lancé African Leasing Facilty I et II, aidé à l’introduction de 26 lois, à la formation de 20 000 PME, et un taux de pénétration de 3,5%. À ce qu’il a qualifié de produit miracle, mais orphelin et qui pourtant apporte plusieurs milliards de dollars de financement, la marge de progression est importante.

Les 3 panels suivants sur le «Panorama africain du leasing», «Vers un marché africain du leasing» et «Marketing et développement du leasing» ont édifié les participants sur tout ce qui reste à faire pour transformer les essais.

Daouda Mbaye, rédacteur en chef
 
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