| Ce que Christine Lagarde a dit aux autorités financières de la Zone CFA |
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| 23-02-2009 | |
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Les principales autorités financières de la zone Franc étaient ce lundi à Paris, à l’invitation de Christine Lagarde. Le point. Les grandes manœuvres en vue de la préparation du sommet de Londres du 2 avril 2009 ont déjà commencé. Angela Markel avait convié à Berlin ce dimanche les pays européens du G 20 et les argentiers européens. Christine Lagarde en fait de même ce lundi, en recevant à Paris les plus hautes autorités financières et économiques de la Zone franc. Dans la capitale allemande, l’harmonisation des mesures prises face à la crise et la régulation des agences de notation, des fonds spéculatifs et des paradis fiscaux était à l’ordre du jour. Sur les bords de la Seine, les effets de la contagion de la crise financière dans la Zone CFA était au menu. D’un côté comme de l’autre du Rhin, la même préoccupation : préparer les troupes au sommet du G 20 prévu à Londres le 2 avril 2009. Ceux qui ont fait le déplacement Les autorités de la Zone franc étaient représentées par Charles Koffi Diby, Président en exercice du Conseil des Ministres de l'UMOA, Lazare Essimi Menye, Président en exercice du Comité ministériel de l'UMAC, Philibert Andzembe, Gouverneur de la BEAC, Philippe-Henri Dacoury-Tabley, Gouverneur de la BCEAO. Soumaïla Cisse, Président de la Commission de l’UEMOA et Antoine Ntsimi, Président de la Commission de la CEMAC, représenté par Hassan Adoum Bakhit, Commissaire chargé des Politiques économique, monétaire et financière de la CEMAC. La présidence des débats a été assurée par Christine Lagarde, en présence de Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie et de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.
Le diagnostic favorable à la parité fixe S’agissant de la situation macroéconomique, les participants ont unanimement marqué leur préoccupation quant à l’impact de la crise financière, qui s’est doublée d’une crise économique majeure. La parité fixe qui unit le Franc CFA à l’euro a été reconnue comme un élément de stabilité, fournissant «un ancrage solide pour la politique macroéconomique et une protection efficace contre une crise de balance des paiements ». Il a été déploré en outre, une dégradation du contexte économique qui s’ajoute aux difficultés déjà causées par la hausse des prix alimentaires et énergétiques. « Plus que jamais, cette conjoncture doit donc amener à renforcer les efforts de mobilisation des ressources domestiques et à approfondir les réformes structurelles visant à la diversification du tissu productif et épargner lorsque c’est possible une partie des produits de rente. A ressources publiques égales, il conviendra de donner la priorité aux dépenses sociales et aux dépenses d’investissement productif afin de préserver la dynamique de croissance et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement », lit-on dans le communiqué final à l’issue de la réunion. Les participants ont souligné la nécessité que le sommet du G20 du 2 avril décide de mesures concrètes permettant de renforcer durablement la robustesse du système financier. Le renforcement de la régulation financière est en effet indispensable pour garantir la stabilité mondiale. Il en va aussi de l’intérêt de l’Afrique, qui doit pouvoir appuyer ses politiques de développement sur un cadre international stable, fiable et efficace. Une batterie de recommandations pour la zone CFA Renforcement et meilleure coordination des mécanismes de surveillance, accroissement de la transparence et de la qualité de l’information financière et lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme font partie des mesures préconisées à l’issue de la rencontre de Paris. Une mise en garde contre le protectionnisme a été solennellement lancé ainsi qu’un appel à la relance du cycle de Doha, à l’aboutissement des APE, au maintien de l’Aide au développement, à l’accroissement de l’assistance financière et à une meilleure implication du continent au niveau des décisions la Banque mondiale et du FMI. MBF Voir Aussi :
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