Cedeao: Faure Gnassingbé désigné président en exercice Version imprimable
05-06-2017
À l’issue des travaux du 51e Sommet ordinaire de la Cedeao, tenu ce dimanche 4 juin 2017 à Monrovia, au Libéria, le président togolais Faure Gnassingbé a été élu par ses pairs président en exercice de la Cedeao. Le Togo assurera du coup la présidence tournante de l’institution. Il est le 2e pays le plus performant en matière d’intégration régionale dans l’espace Cedeao, après la Côte d’Ivoire.
Faure Essozimna Gnassingbé prend les rênes de l’une des organisations régionales les plus dynamiques en Afrique. En effet, la Cedeao présente de bons indicateurs de performance en matière de libre circulation des personnes (0,800) et d’intégration financière et macroéconomique (0,611).
Ces indicateurs qui confèrent de véritables motifs de fierté nous interpellent quant aux chantiers encore importants à embrasser à la fois avec volontarisme et tact. Tels ont été les premiers mots du nouveau patron de la région Afrique de l’Ouest.

Le nouveau président en exercice aura comme chantier la question de la monnaie unique qui constitue un projet déjà en étude par les différentes banques centrales de la zone. Cependant, il y a un autre défi à relever, celui des échanges commerciaux dans la région, car les contreperformances de la Cedeao en ce qui concerne l’intégration commerciale (0,442), alors qu’elle dispose d’un marché intérieur substantiel de près de 320 000 000 de personnes et l’intégration des infrastructures régionales (0,426) qui sont toutes deux en dessous de la moyenne, méritent une attention particulière. Enfin, l’intégration productive très faible dans l’espace Cedeao (0,265) est avec le défi de la monnaie le talon d’Achille d’une sous-région en quête de grande prospérité, dont elle possède les potentialités.

Outre les questions de paix et de sécurité, notamment la bande sahélienne, le nouveau patron de la région, dont le style managérial est caractérisé par l’efficacité dans la discrétion, permettra de renforcer les acquis de la Cedeao en vue d’une meilleure implication des ressortissants dans la bonne marche de l’institution régionale. Aussi, ce sera sous son mandat que la candidature du Maroc, pour devenir membre à part entière, serait effective. Déjà, la conférence de Monrovia a donné son accord de principe. La prochaine étape, juridique, est prévue au mois de décembre. Le roi du Maroc y est d’ailleurs invité. D’autres adhésions de pays du Maghreb sont dans le pipe. Il s’agit de la Tunisie qui sollicite un rapprochement et de la Mauritanie, un ex-membre, mais qui envisage de signer un traité économique élargi.

Rodrigue Fénelon Massala, grand reporter
 
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