Claudis Kurtna, le roi des biscuits nutritifs pour enfants Version imprimable
13-09-2017
Selon La Croix-Rouge, 3 millions de Kényans ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Les acteurs économiques locaux se mobilisent, à l’instar de Claudius Kurtna, fondateur de la société Nutribisc.
Les Afriques : Vous êtes le fondateur de Nutribisc à Nairobi. Pourquoi avez-vous décidé de créer des biscuits nutritifs pour enfant ?
Claudius Kurtna : Nous sommes partis d’un constat simple. Près de 13,5% de la population africaine subsaharienne est en sous-nutrition. Le Kenya n’échappe pas à la tendance. C’est pourquoi je me suis lancé dans cette activité afin de permettre aux jeunes vivant dans la pauvreté d’avoir accès à une nourriture saine et en quantité suffisante avec un bon apport nutritif.

A quoi ressemble votre prototype ?
Nous produisons des biscuits nutritifs à base de poissons. Pour y parvenir, j’ai 10 employés qui travaillent à plein temps. Mais ce dont je suis le plus fier, c’est aussi de constater que notre action à un impact social au-delà de la lutte contre la malnutrition. Comme nous fonctionnons en circuit court, la farine et les poissons nous sont fournis par des producteurs exclusivement locaux. Cela permet à ces entrepreneurs de faire fonctionner leur business.

Comment fonctionne votre business?
Nous produisons plusieurs milliers de biscuits chaque mois. Ensuite, les ONG internationales et le gouvernement kényan les rachètent puis les distribuent dans les magasins implantés dans des zones assez éloignées des activités économiques. C’est ainsi que fonctionne notre business. Pour l’heure, nos biscuits sont vendus dans quatre villes du Kenya. J’espère que nous parviendrons à élargir notre zone d’activité, car les enjeux sont globaux pour tout le pays.

Enfin, j’imagine que vous suivez l’évolution de la crise alimentaire qui sévit dans les États voisins notamment au Sud-Soudan. Comptez-vous apporter votre contribution pour résoudre cette crise alimentaire?
Il est vrai que nous suivons avec attention cette situation. Bien entendu, nous pouvons être en première ligne dans la résolution de cette crise. Les enfants sont les plus vulnérables et la situation dans les pays voisins nous alerte. Mais en même temps, je n’ai pas encore les moyens de cibler les marchés, car je lutte déjà dans le marché kényan. Mais si on sollicite notre aide, nous étudierons la possibilité d’y répondre avec les moyens qui sont les nôtres.

Entretien réalisé par Rudy Casbi.
 
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