COP22 : Les pays africains peaufinent leur stratégie Version imprimable
01-10-2016
À l’issue de la rencontre sur l’initiative triple A, clôturée le vendredi 30 septembre à Marrakech, en présence d’une vingtaine de ministres africains, les participants sont parvenus à une déclaration où ils ont exprimé leurs préoccupations et retenu des solutions, notamment dans le domaine agricole, afin de mieux défendre leurs intérêts lors de la COP22 de Marrakech.
Les participants à la rencontre sur l'initiative triple A du vendredi 30 septembre à Marrakech ont conclu à la nécessité de soutenir et d’aider les pays du continent africain à faire face aux effets néfastes des changements climatiques sur l’agriculture africaine et de s’engager pour l’adaptation de l’agriculture africaine (AAA). «L’Afrique est très touchée par les changements climatiques. Or, justement pour son agriculture, elle doit doubler sa production à l’horizon 2030 et la tripler en 2050 pour assurer sa sécurité alimentaire. Et c’est une première de vouloir positionner l’adaptation de l’agriculture au sein des débats», a expliqué le ministre ivoirien de l’Agriculture et du développement rural, Mamadou Coulibaly Sanggafowa.

L’initiative triple A est structurée en deux volets. Il s’agit, d’une part, de mettre l’agriculture au centre des négociations climat et, d’autre part, de contribuer au Plan mondial d’action pour le climat (Global Climate Action Agenda).

L’objectif est d’appuyer le principe d’un financement public et privé plus important, plus efficace et plus efficient et d’un suivi (monitoring) des fonds effectivement déboursés pour l’Adaptation, l’agriculture et l’Afrique, ainsi qu’un accès facilité des projets africains aux fonds climat. Ensuite, il est question de contribuer à l’action et aux solutions à travers le Plan mondial d’action pour le Climat (Global Climate Action Agenda) et à tout autre cadre pertinent, en mettant en avant des projets et de bonnes pratiques africaines dans des domaines tels que la gestion des sols, dont le stockage de carbone dans les sols, l’agroforesterie, la maîtrise de l’eau, la gestion des risques climatiques et le financement des petits exploitants, qui constituent l’un des groupes les plus vulnérables. Et aussi de contribuer à faire valoir les efforts de recherche et développement dans le secteur agricole. «Il est important de souligner que c’est un projet sur lequel nous allons travailler pour l’amélioration des sols, pour la captation et la séquestration carbone, le développement des arbres fruitiers sans oublier l’économie d’eau et l’irrigation…», a précisé Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture marocain.

De même, il est question de positionner l’agriculture au centre des négociations climat en mettant en exergue une augmentation durable de la productivité et des revenus agricoles, l’adaptation et le développement de la résilience face aux changements climatiques. Et enfin, œuvrer à un renforcement des capacités africaines en matière de politiques et de programmes agricoles, de montage et de gestion de projets agricoles durables et résilients face au climat.

Maimouna DIA
 
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