Côte d’Ivoire : 760 milliards de FCFA d’investissement pour le Port d’Abidjan Version imprimable
06-06-2018
Le gouvernement ivoirien a annoncé d’importants investissements pour le renforcement de la plateforme portuaire d’Abidjan.
L’extension et la modernisation du port d’Abidjan sont au centre des préoccupations des autorités ivoiriennes qui ont annoncé des investissements conséquents pour renforcer la compétitivité de cette place portuaire. L’objectif étant d’en faire une référence dans la côte ouest Atlantique dans un contexte concurrentiel. Selon le directeur général du port autonome d’Abidjan (PAA) Hien Yacouba Sié, entre 2012 et 2019, ce sont 760 milliards de francs CFA qui y sont investis. En effet, « ’Etat a une démarche volontariste pour que d’ici à 2020 le port d’Abidjan devienne le port de référence de la côte ouest-africaine ».

L’évolution du trafic a véritablement repris en 2016 suite à la situation socio-économique difficile que la Côte d’Ivoire a connu quelques années plutôt. Cette évolution du trafic s’est établi à 22,5 millions de tonnes contre 21,7 millions l’année précédente. Le poids du port d’Abidjan dans l’économie nationale représente 76% des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire, soit 73% des recettes douanières et 60% des grandes industries du pays alors que le port génère 55.000 emplois directs et indirects.

Augmentation de la cadence
La Côte d’Ivoire ambitionne de se positionner comme le port leader en termes de trafic sur la façade Atlantique de l’Afrique de l’Ouest. Le pays dispose de l’un des rares ports du continent à l’instar de celui du Port autonome de Douala (PAD) à avoir un certain équilibre entre l’import et l’export. Le trafic de transit en 2017 a atteint 2,026 millions tonnes dont 821.000 tonnes pour le Mali, un pays de l’hinterland dont Abidjan sert de port d’attache. Pour améliorer sa compétitivité, le port d’Abidjan envisage de construire un port sec à Ferkéssédougou dans le nord de la Côte d’Ivoire, une plateforme logistique au niveau de PK 27 de 100 hectares pour décongestionner la zone portuaire.

A en croire ses dirigeants, dans l’optique d’augmenter la cadence du trafic avec les travaux devant permettre d’accueillir de grands navires et favoriser une économie d’échelle des opérateurs, il est prévu un terminal céréalier d’un coût de 55 milliards de francs CFA ce qui devrait permettre d’accroître le tirant d’eau actuel qui est de 9 mètres. Le projet d’un terminal « Ro-Ro » et d’un deuxième terminal à conteneur est en cours. D’un coût de 361 milliards de francs CFA, il devrait permettre d’augmenter le trafic de transbordement et d’accueillir des navires de plus de 250 m et de plus de 11,5 m de tirant d’eau pour le faire passer à 16 m.

Pour ce qui est du projet d’élargissement et d’approfondissement du Canal de Vridi dans le Sud d’Abidjan, l’Etat ivoirien compte investir 128 milliards de francs CFA permettant l’ouverture des voies de circulation et favorisant l’aménagement des espaces industriels et des parkings de camions.

Ibrahim Koffi, Abidjan
 
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