Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara, est-il bien renseigné et bien informé? Version imprimable
24-05-2017
Depuis les attentats de Bassam et les récentes mutineries à répétition qui ont secoué la Côte d’Ivoire, des failles et des défaillances ont été relevées dans la chaîne des services de renseignement ivoiriens. Les renseignements perçus comme piliers du fonctionnement qui garantissent la stabilité d’un État face aux menaces internes et externes se révèlent être un des maillons faibles de l’État au point où les spécialistes de la question s’interrogent profondément sur le fait de savoir si le président Ouattara est bien informé et bien renseigné par ses services. Nous avons mené une enquête sur la question. Décryptage.
Au début de 2016 déjà, selon nos sources, le chef de l’État ivoirien, au terme d’une étude confiée à un cabinet américain spécialisé dans le renseignement et l’intelligence, avait amorcé la réforme globale des services de renseignement et de sécurité ivoiriens. Selon nos sources, le document de sa mise en œuvre avait été remis au chef de l’État ivoirien courant 2016. Cette réforme fut l’œuvre de l’ex-ambassadeur des États-Unis à Abidjan, Lannon Walker.

En effet, le président ivoirien, Alassane Ouattara, selon les axes clés de la réforme, avait décidé de centraliser tous les services de sécurité au sein du Conseil national de sécurité (CNS) dirigé par le chef de l’État lui-même et dont le poste de secrétaire général fut à l’époque confié à Alain Richard Donwahi, l’actuel ministre délégué chargé de la Défense. Dans cette architecture, la présidence de République devenait le cœur de tout le système sécuritaire ivoirien. Une véritable tour de contrôle supervisée à l’époque par le secrétaire général, Amadou Gon Coulibaly, et Birahima Téné Ouattara, alias "Photocopie", le ministre chargé des Affaires présidentielles.

Notons que ce nouveau dispositif mis en place par le régime coupait l’herbe sous le pied au tout-puissant ministre d’État ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, qui lors du premier mandat de Ouattara avait visiblement sous sa coupe l’essentiel des «services de renseignement». Il était celui qui avait la primeur de l’information qu’il transmettait directement au chef de l’État. Cette nouvelle configuration architecturale du dispositif des renseignements créa déjà avec le cabinet du chef de l’État une friction entre le ministre de l’Intérieur et le véritable patron des renseignements qui n’est autre que Birahima Téné Ouattara, qui dans ces circonstances s’est toujours appuyé sur sa position de frère du chef de l’État pour prendre le dessus sur les autres acteurs en charge des renseignements.

Le fonctionnement du dispositif des renseignements ivoirien
La centralisation de la supervision des renseignements au niveau de la présidence est placée certes sur papier sous «l’autorité» du chef de l’État, mais concentrée en réalité entre les mains de son frère Birahima Téné Ouattara, le ministre des Affaires présidentielles qui cumule également les fonctions de DAF de la présidence et de trésorier du RDR, le parti au pouvoir. C’est lui qui détient la caisse des fonds de souveraineté. Dans cette tâche de superviseur et de financier des services de renseignement, Birahima Téné Ouattara est assisté par le préfet Vassiriki Traoré, qui joue le rôle de «coordonnateur» national des renseignements. Ce dernier travaille avec le corps préfectoral qui pourtant est sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, ce qui provoque le plus souvent des chevauchements, plaçant certains préfets dans l’embarras notamment quand ces derniers sont appelés à transmettre les fiches de renseignements dressées par les services de police et de gendarmerie qui parallèlement adressent les renseignements à leurs supérieurs hiérarchiques administratifs (ministre de l’Intérieur et ministre de la Défense). Le nouveau système de sécurité mis en place est calqué sur celui des États-Unis, mais le comble c’est le fait que la Côte d’Ivoire est une République unitaire et les États-Unis sont une fédération, donc le fonctionnement en principe devrait s’adapter au contexte ivoirien en s’appuyant sur les innovations, nous fait savoir un agent spécialisé en intelligence.

Toujours au sein de la présidence, le duo Amadou Gon, à l’époque secrétaire général de la présidence, et Birahima Téné Ouattara ont œuvré à faire nommer Amado Coulibaly, neveu de Amadou Gon Coulibaly, un enseignant du secondaire, ancien chargé de la communication du RDR, qui au début de l’ère Ouattara était dans l’équipe de communication de la présidence comme directeur général des renseignements extérieurs. Un homme peu outillé pour cette tâche, car n’ayant jamais dans le passé exercé une fonction de stratégie et d’intelligence, même si dans la foulée il a été envoyé en formation, cela n’a pas fait de lui un spécialiste de la question. Ce qui paraît déjà défaillant dans ce dispositif, c’est le fait de constater qu’en Côte d’Ivoire, contrairement aux États-Unis où le patron de la CIA et celui du FBI ont directement accès au chef de l’État malgré la présence du conseiller national à la sécurité, le directeur des renseignements généraux n’a pas accès directement au président Ouattara. Il transmet ses rapports au ministre de l’Intérieur ou dans certaines circonstances au petit frère du président, ce qui a souvent provoqué selon nos sources un conflit de compétence entre ce dernier et le ministre de l’Intérieur au grand dam du chef de l’État. Observant le fonctionnement des services, un ancien ministre de l’ère Houphouët qui traitait les fiches du président Houphouët-Boigny nous fait savoir qu’a l’époque, le directeur général des renseignements généraux et le directeur des renseignements militaires avaient directement accès au président. Ils étaient souvent les premiers et les derniers visiteurs de nuit du président. Il cite un fait : «Une fois le Premier ministre de l’époque avait consulté les fiches de renseignements avant le chef de l’État alors qu’il y avait une alerte de grève, les fiches ont été transmises par la suite au président Houphouët au tour de midi. Excédé, il a convoqué son Premier ministre sans lui faire ressortir les faits (car c’est lui et lui d’abord qui doit avoir la primeur de traitement des fiches de renseignements), il lui a juste demandé de remanier le gouvernement en allégeant les charges du ministre de l’Intérieur de l’époque, Emile Constant Bombet, pour nommer un ministre de la Sécurité. C’est à partir de ce fait que le général Palenfo est devenu ministre de la Sécurité.

Par ailleurs, les services sous tutelle du ministre de l’Intérieur à l’instar de la Direction de la surveillance du territoire (DST), dirigée par Inza, du Centre de commandement des décisions opérationnelles, les services de renseignement (CCDO) et la Direction des renseignements généraux, dirigée par Touré, un agent rompu à la tâche et brillant, ont perdu une bonne partie de leurs positions stratégiques dans le cadre de la réforme, car ils se sont fait spolier de leurs prérogatives régaliennes antérieures au profit de la présidence où Birahima Téné Ouattara règne en maître. Toutefois, la structure suprême des renseignements et de la sécurité pilotée par le chef de l’État, connue sous le vocable de CNS (Conseil national de sécurité) est composée des personnalités qui sont animées d’un désamour frappant qui ne facilitent ou presque pas les échanges d’informations entre les différents services.

Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko qui pilote les renseignements généraux à travers les services sous sa tutelle a conservé contre vents et marées le privilège de partager directement avec le chef de l’État les fiches de renseignements au grand dam de Birahima Téné Ouattara qui dans d’autres circonstances appelle toujours le ministre de l’Intérieur à se conformer aux dispositions de la réforme. Conséquence, le ministre de l’Intérieur garde et traite à son niveau ces informations jusqu’à ce qu’il les transmette directement au chef de l’État. Un véritable dysfonctionnement qui impacte la coordination des renseignements. Dans un autre chapitre, le ministre de la Défense, Alain Donwahi, avec qui la gendarmerie dispose d’un service de renseignement efficace et très outillé, estime que le ministre de l’Intérieur a tendance dans ce domaine à faire le travail qui lui est dévolu. Ce dernier directement lié au président de la République et qui n’est autre que le véritable ministre de la Défense pense agir directement via le président de la République. Ainsi, chacun traite précieusement ses informations par-devers lui.

Un renseignement intérieur trop bureaucratique
Mutineries répétitives des militaires, grève des fonctionnaires, colère des élèves et étudiants constituent les ingrédients d’un malaise profond qui paralyse la Côte d’Ivoire depuis le début de l’année 2017. Sans aucune anticipation des services et bureaucrates des services spécialisés. Quant aux aspects internes, des failles ou défaillances du renseignement intérieur, on constate que les agents de la DST travaillent de 7 heures à 18 heures, alors que les officiers de la police judiciaire travaillent jour et nuit si nécessaire. Ces mêmes agents passent leur vie dans des bureaux, attendant les ordres d’une hiérarchie pesante, tandis que les officiers des renseignements généraux étaient habitués à travailler librement, sur le terrain, au contact de sources humaines, encouragés par une hiérarchie pour qu’ils soient productifs. De plus, la police de renseignements a été avantagée, depuis la création du CCDO, et elle s’est donc isolée des autres services de police, en s’appuyant sur la technologie avec les caméras de surveillance. Les renseignements ivoiriens à l’instar des autres pays sont devenus très dépendants des technologies extérieures, sans compter la bataille entre services de renseignement d’une part et la guerre froide entre acteurs qui siègent au Conseil national de sécurité.

Il y a en effet un problème structurel, celui du manque de communication, voire du cloisonnement entre les différents services. On raisonne encore au sein de l’administration des services ivoiriens comme à l’époque de la Guerre froide, où la priorité était la protection des informations. Nombre d’informations classées secret défense mettent du temps à être transmises. Or, aujourd’hui, l’important, ce n’est plus tellement le secret, mais la rapidité et la fluidité de l’information. Un commissaire nous a dit : «Une information qui ne circule pas n’est pas une information. Elle reste une idée.»

Le mécanisme de fonctionnement des services intérieurs sont de plus en plus orientés vers une traque intelligente des adversaires et potentiels concurrents politiques que la recherche intelligente globale de l’information pour préserver, pallier et surtout pour anticiper tout événement pouvant survenir dans le pays. Cette méthode de fonctionnement efficace pour l’intérêt de celui qui supervise ces opérations et qui dispose illégalement et malencontreusement des fiches sur les citoyens s’avère très négative à la sécurité nationale. Car comment expliquer que le gouvernement ivoirien ne puisse pas être en mesure d’anticiper sur les éléments liés aux mutineries répétitives alors que les moyens sont mis à la disposition des premiers responsables des services pour étouffer ce genre de situation? Ce qui semble plausible au regard des faits, c’est que le président Ouattara est très mal renseigné par les services et pas souvent informé à temps.

Dans l’environnement du chef de l’État, et dans certains sérails et des milieux diplomatiques, l’on s’interroge sur l’efficacité réelle des services de renseignement censés «flairer» le danger, le prévenir et l’anticiper. Comment expliquer que rien n’a filtré le moment des préparatifs de ces mutineries dans les casernes militaires? Tous les regards sont tournés vers le premier flic de Côte d’Ivoire, le ministre d’État ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, et les services de renseignement militaires placés sous la tutelle du ministre délégué à la Défense, Alain Donwahi.

Cependant, pour que le président Ouattara consulte les rapports des services de renseignement, il y a une procédure bureaucratique très lourde mise en place pour acheminer les rapports à son niveau. Les renseignements dans le dispositif ivoirien émanent de l’Agence nationale de la stratégie et de l’Intelligence (ANSI), rattachée pourtant directement au chef de l’État, doivent dans un premier temps passer par une cellule dite de "coordination" confiée à un préfet de la présidence, Vassiriki Traoré, pour ensuite être, au bon vouloir de ce dernier, acheminés au bureau du frère du président Birahima Téné Ouattara, lui-même en charge de transmettre ou non à son frère le président de la République.

Cette réalité de palier avant d’arriver au président serait au centre d’un sérieux malaise au sein des services dirigés par le colonel Karim Ouattara par ailleurs peu doté en équipements et en moyens financiers pour mener convenablement ses opérations.

Les difficultés opérationnelles des renseignements extérieurs
"Le cadre juridique s’avère brouillon, fruit d’un processus de sédimentation que nul n’a souhaité rationaliser en raison du secret qui entoure cette activité", nous indique un spécialiste de la question au sein de l’appareil d’État. Sans pour autant rompre avec la culture du secret, il est impératif de mieux encadrer les activités du renseignement, préconise-t-il. "Un État de droit peut-il couvrir des actions illégales au nom des intérêts supérieurs de la nation?" C’est la question qui est souvent posée aux dirigeants des agences des services de renseignement extérieurs. Le plus souvent, la réponse est évasive. Une autre question posée est : qu’est-ce qu’un service de renseignement? Il recueille toutes les informations qui vont permettre de prendre de bonnes décisions. C’est quoi les bonnes décisions? Ce sont celles qui en dernière analyse vont pousser l’interlocuteur à se comporter comme nous le voulons, pour assurer et protéger nos intérêts, même si, et surtout si, ce sera contre les siens. Les techniques peuvent aller de la simple écoute à l’assassinat politique, en passant par la manipulation et les mensonges divers. Tout est bon et tout semble permis pour atteindre l’objectif fixé.

Faute de cadre juridique clair, pas de moyens légaux. Les agents ne peuvent, en théorie, que "recourir à des interceptions de sécurité (écoutes téléphoniques), à des réquisitions de données techniques de connexion (fadettes et adresses IP) ainsi qu’à l’usage restreint des fichiers. Tous les autres moyens exploitables sont frappés d’illégalité". Une faille qui va jusqu’à mettre en danger les fonctionnaires. " En Côte d’Ivoire ce service est directement rattaché à la présidence dirigée par Amado Coulibaly dit «Ams» un neveu de l’actuel Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Les services de renseignements extérieurs dans la nouvelle configuration sont également confrontés à des difficultés d’ordre structurel et opérationnel surtout du fait qu’ils sont par ailleurs pilotés par les agents peu rompus à la tâche, ce qui a fortiori pose un réel problème dans la chaîne de traitement en intelligence de l’information. Car c’est le service qui est en contact avec les autres agences extérieures, mais là également on observe des chevauchements avec les services et les relais du ministère de l’Intérieur.

Un fait a marqué notre attention dans le traitement de l’information et dans le déclenchement d’alerte rouge en Côte d’Ivoire. Selon nos sources, avant les attentats de Grand-Bassam, les services marocains avaient alerté les services ivoiriens depuis un moment des recrutements des jeunes Subsahariens et de plausible présence des combattants djihadistes sur le territoire en provenance du Mali, vu la porosité des frontières terrestres. Plusieurs indices n’ont été pas suffisamment traités pour anticiper malgré la menace, relève une source diplomatique occidentale accréditée à Abidjan. Les services de renseignements extérieurs tout comme les autres services intérieurs fonctionnent souvent malencontreusement sans la consultation des journalistes qui sont les véritables vecteurs et canaux d’analyse des informations.

En Occident, il existe une pratique symbolisée par un mot aussi innocent qu’insignifiant, c’est le mot briefing. Le briefing consiste pour la plupart des pays occidentaux à recevoir tous leurs journalistes qui ont été sur un théâtre de guerre ou qui ont tout simplement été dans un pays étranger cible, pour se faire raconter tout ce qu’ils pensent avoir vu ou entendu et qui peut être utile pour leur pays. Il y a presque partout une cellule du service de renseignement qui rencontre ces journalistes pour avoir leurs dépositions. C’est très souvent un travail gratuit que les journalistes font par pur patriotisme. Par ailleurs, lorsqu’on observe bien toutes les crises au niveau mondial, on constate très vite qu’il n’y a jamais une divergence de pensée entre les positions officielles du gouvernement d’un pays occidental et ses médias. Il suffit de regarder dans les élections présidentielles russes de 2012, mais aussi la crise ivoirienne de 2011, où la décision unanime de l’Union européenne (chose très rare) de soutenir un des candidats, dès le lendemain, ce sont toutes les radios, télévisons et tous les journaux publics et privés (sans exception) qui ont pris fait et cause pour le candidat Ouattara vainqueur dans les urnes contre Gbagbo qui a utilisé les institutions à sa guise pour modifier l’issue du scrutin en s’accrochant au pouvoir. Cette approche de briefing fait énormément défaut dans la chaîne opérationnelle des services.

Les services de renseignement de la quasi-totalité des pays africains notamment celui de la Côte d’Ivoire sont à l’image des services britanniques et français qui les ont formés. Il existe plusieurs paramètres pour juger de l’efficacité des services de renseignement d’un pays par exemple sur le plan intérieur et sur le plan extérieur. Il est plus utile pour nous de comprendre les raisons de l’incompétence des services français pour en tirer des conclusions pour l’Afrique et la Côte d’Ivoire, puisqu’il est prouvé que les pays africains de langue française ont copié le modèle français. Le service de renseignement pour être efficace doit se baser sur des informations fiables, sur la connaissance des citoyens. Or en Côte d’Ivoire, l’État ne connaît pas ses citoyens et ne connaît pas aussi toutes les personnes qui rentrent et ressortent. C’est ce qui a expliqué la fuite par voie aéroportuaire du principal cerveau des attentats de Grand-Bassam le jour même de l’attentat.

La leçon de cette situation est que la sécurité de ce pays se construira aussi et surtout autour de la qualité des hommes qui composent les services en amont et en aval de la qualité de ses écoles et universités qui fera en sorte que toute personne ait besoin d’aller se former hors du pays en plein 21éme siècle. Lorsqu’on a dans un gouvernement 100% des ministres qui ont étudié dans un seul et même pays, il est naïf, sinon stupide de vouloir créer un quelconque conflit avec le pays où ces ministres ont étudié, parce qu’en dernier ressort, ils prendront la défense pas de leur pays qu’ils sont supposés servir, mais celle du pays où ils ont étudié, parce qu’ils en sont devenus même en bonne foi dans leur subconscient des agents.

Au regard de tout ce qui précède, le dispositif des services de renseignement ivoiriens constitue une véritable tour de Babel dont les services sont plus orientés comme arme de pression et de dissuasion des citoyens, des opérateurs économiques et des potentiels concurrents de la vie politique qu’un véritable instrument de l’intelligence et de la puissance régalienne.

Comment peut-on expliquer ce qui s’est réalisé au palais le 10 mai? Lorsque le gouvernement et les membres du cabinet du chef de l’État ont présenté au président, chef suprême des armées, un groupe de soldats dont le sergent Fofana était désigné comme porte-parole au cours d’une cérémonie dite de renonciation aux primes et du pardon. Dans un environnement où le renseignement fonctionne parfaitement, où l’information est vérifiée et filtrée, on ne peut pas assister à un tel scénario qui a mis à mal l’autorité du chef de l’État, qui s’est fait non seulement avoir mais tromper par ses collaborateurs sur toute la ligne jusqu’à l’échec de l’opération de rétablissement de l'ordre, décidée en pleine réunion du Conseil national de sécurité.

Cette situation qui a jeté de l’huile sur le feu tout juste le lendemain de la diffusion de ladite cérémonie nous laisse penser que le chef de l’État ivoirien n’est souvent pas bien informé et bien renseigné par ses sécurocrates. Une anomalie qui doit être rapidement corrigée pour l’intérêt de la sécurité nationale de ce pays qui demeure le véritable poumon économique de la région et un modèle de croissance.

Enquête réalisée par Rodrigue Fénelon Massala, Grand reporter
 
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