Dakar: UNFPA pour capitaliser sur la jeunesse Version imprimable
27-03-2017
Un déjeuner de travail a été organisé par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) dans le cadre de la stratégie de la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union africaine sur la question du «dividende démographique».
Le partenaire technique de la Commission de l’Union africaine, l'Unfpa, a profité d’un déjeuner de travail pour échanger avec les partenaires, notamment les décideurs politiques africains, sur les voies et moyens de parvenir à la capture du «dividende démographique» à travers des initiatives prospectives qui placent la jeunesse au cœur de l’investissement.

Le représentant de l’Unfpa auprès de l’Union africaine, Serge Bouda, tout comme le commissaire en charge des Ressources humaines de la science et de la technologie de l’Union africaine ont insisté dans leur plaidoyer en indiquant aux États africains qu’il était urgent de donner aux jeunes Africains une voix pour la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union africaine pour bien exploiter le dividende démographique en Afrique.

En effet, les dirigeants africains sont parvenus à un consensus sur le fait que la croissance économique et le développement durable inclusifs du continent dépendent de sa population jeune et de la capacité de l’Afrique à saisir les opportunités qui s’offrent à elle pour exploiter son dividende démographique. Le Bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population en Afrique de l’Ouest et du centre a offert à la jeunesse africaine une plateforme pour engager un plaidoyer de haut niveau et un dialogue politique sur les questions qui les touchent, conformément à la feuille de route de l’Union africaine pour exploiter le dividende démographique à travers un investissement dans la jeunesse.

«Les jeunes réclament d’être à la table du dialogue et leur mot d’ordre est “rien pour nous sans nous” et à juste titre», tel est le maître-mot prononcé par Mabingue Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, qui a souligné aux partenaires lors de ce déjeuner de travail : «Il est important de mettre les jeunes au-devant de la scène, d’écouter leurs points de vue et de leur permettre de faire partie du processus, car tout programme élaboré pour eux, sans eux, ne peut être un succès». Et d'ajouter : «Une société qui renonce à prendre en charge sa jeunesse et la doter des outils d’une promotion optimale enterre son propre avenir. C’est une société suicidaire», écrivait le professeur Joseph Kizerbo.

Selon les chiffres de la BAD de 2013 et 2014, il est indiqué que les adolescents et les jeunes comptent 1,8 milliard de personnes et forment un quart de la population mondiale. En Afrique, ils représentent 60% de la population totale, soit 37% de la population ouvrière et 60% de tous les Africains sans emploi en Afrique, avec un taux de dépendance d’environ 80%. Donc rien ne peut se faire pour les jeunes sans les associés. Cependant, il faut bien choisir le type et la catégorie des jeunes à impliquer dans un tel processus stratégique. Il s’agit bien évidemment des jeunes formés à la tâche.

L’Afrique a le devoir, comme le souligne le Dr Hamdok de la CEA, de tirer parti de sa structure démographique et de sa dotation en ressources naturelles pour coordonner l’expansion des investissements dans le développement humain et la protection sociale en vue d’atteindre des niveaux plus élevés et durables de croissance équitable et partagée et de création d’emplois; de stimuler l’agriculture et la sécurité alimentaire; d’accélérer le rythme de l’intégration régionale; et de renforcer les États et les capacités institutionnelles pour améliorer la gouvernance économique et sociale. Les investissements dans le dividende démographique qui sont fondés sur les droits de l’homme et qui créent des opportunités pour tous les jeunes susciteront le changement vers un avenir meilleur pour l’Afrique et le monde entier.

Rodrigue Fénelon Massala ,Dakar
 
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