Editorial : Vivement un printemps libyen Version imprimable
09-06-2018
Extraits de l'éditorial paru dans le magazine Les Afriques numéro 382, signé Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
ABDERRAZZAK SITAÏL, DIRECTEUR DE PUBLICATION
Abderrazzak Sitaïl, Directeur de publication, Groupe Les Afriques


A l’opposé des printemps Arabes marqués par les soulèvements populaires contre des régimes autocratiques ayant débouché sur l’instauration de la démocratie dans certains pays, le printemps libyen que nous souhaitons de tous nos voeux est celui d’un peuple réconcilié et d’un pays unifié. Une réconciliation qui passe naturellement par la fin des confrontations fratricides de la multitude des milices armées qui sèment la mort et la désolation. Un printemps libyen dont le point d’orgue sera l’organisation des élections libres, inclusives, transparentes, démocratiques et équitables, où tous les acteurs se plieront devant le verdict des urnes. C’est une étape décisive pour la réconciliation du peuple avec son histoire, un nouveau départ de la Lybie pour le développent économique au profit de ses citoyens.

Dans ce contexte, le calendrier électoral fixé au 10 décembre 2018 est important pour un retour à la paix. S’il est vrai que les Libyens avec l’appui de la communauté internationale ne doivent pas en faire un chronogramme fixé, il est aussi vrai que cette date trace un canevas de travail dont l’implication de tous les acteurs permettra de remettre ce pays débout. D’ici à là, il faut que de nombreux défis aient été relevés, le chemin qui mène à la paix et à la réconciliation étant jonché d’obstacles. C’est ici tout l’enjeu de la conférence de Paris le 29 mai 2018, où quatre principaux acteurs de la crise libyenne ont participé, à l’initiative du président français, en présence des chefs d’Etat et des émissaires des pays de la région, et avec une communauté internationale avec à sa tête, une délégation de l’ONU.

Les principales factions s’étant accordé sur ce calendrier, c’est maintenant que le travail de fond doit commencer pour que cet acquis, si fragile, ne se volatilise au gré des intérêts des différentes factions. Pour une Libye réconciliée, la communauté internationale ainsi que les Libyens épris de paix doivent s’attendre à ménager le bâton et la carotte, car pendant que des efforts sont faits pour un retour à la paix, des esprits retors bénéficiant de complicités internes et externes, font feu de tout bois pour que la Libye demeure un Etat en lambeau.

La suite à lire dans le numéro 382 du magasine Les Afriques.

Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
 
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