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Financement chinois d’une ligne de TGV sud africaine Version imprimable
29-08-2010

Le projet de construction de la première ligne de TGV d’Afrique du Sud entre Johannesburg et Durban (600 km) a de fortes chances d’être financé par le groupe chinois du chemin de fer (GCCF). L’annonce officielle des négociations avec les autorités sud-africaines a été faite hier, 25 août, par le géant chinois.

Les retombées de la visite de Jacob Zuma, Président sud africain, en Chine, n’ont pas tardé à se faire sentir. Parmi celles-ci, le financement plus que probable de la future ligne de TGV (train à grande vitesse) entre Johannesburg, la plus grande ville d'Afrique du Sud, et Durban, ville touristique côtière de l'est du pays et région portuaire la plus dynamique du continent donnant sur l'océan Indien. Le gouvernement du pays confirmait en avril dernier les études de faisabilité relatives à la construction d'une ligne de TGV entre ces deux agglomérations.

tgv-chinois

Cet ambitieux projet, dont le budget est estimé à 30 milliards de $, serait piloté par GCCF. Le gouvernement d'Afrique du Sud s’évertue actuellement à obtenir des crédits des banques publiques chinoises pour le financement du projet. Le plan de financement table sur une part gouvernementale à hauteur de 40 % et des crédits bancaires pour le reliquat.

Une présence renforcée

Lee Changjin, directeur général du groupe chinois du Chemin de fer (GCCF), a certes précisé que les négociations sont encore aux préliminaires, mais les observateurs balaient d’un revers de main tout sentiment de scepticisme. En effet, le GCCF a déjà établi un accord avec la Standard Bank d'Afrique du Sud, qui a présenté son intérêt pour financer le projet, sachant que la BICC (Banque de l'industrie et du commerce de Chine) est devenue en février 2008 l’actionnaire principal de la banque sud africaine, avec l'acquisition de 20 % des actions. Aussi, la décision du président sud-africain, dont la visite s’achève cette fin de semaine, pèsera lourdement sur l’option finale. Il ne manquera pas de soutenir ce chantier qui, selon Sbusiso Joel Ndebele, ministre des Transports et de la Communication, permettra de réduire le trajet entre les 2 villes, de plus de 7 heures aujourd’hui à moins de 3 heures après la mise en service.

DM

 
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