France-Afrique : Macron lance le Conseil présidentiel pour l’Afrique Version imprimable
30-08-2017
Annoncé mardi 29 août lors de la Conférence des ambassadeurs, le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) aura pour mission de réfléchir sur la politique africaine d’Emmanuel Macron, de lui faire remonter des propositions et redescendre la perception de sa vision politique sur le continent dans un contexte multidimensionnel où Paris perd du terrain.
La politique africaine de l’Élysée, longtemps l’apanage de la fameuse Cellule africaine où siégeait à la fois officiels et personnages officieux sans compter les personnels des réseaux mystérieux de la Françafrique, a laissé la place à une autre forme de ramification obscure et opaque qui ne cessait d’entacher la crédibilité de la France aux yeux de l’opinion de certaines sensibilités africaines.

C’est pour, semble-t-il, véhiculer le message du renouveau que le jeune président français choisit d’innover dans sa stratégie de la nouvelle politique africaine.

Cette approche de celui qu’il y a quelques mois lançait le mouvement «En Marche» pourrait être perçue comme une "rupture" avec l’ordre de la fameuse Cellule africaine des vieux ringards et des vielles méthodes longtemps décriées par la nouvelle génération africaine.

À cet effet, tous les personnages sulfureux qui rodaient autour de l’Élysée, du Quai d’Orsay et du ministère de la Défense, tels que Robert Bourgi, Jean-Yves Olivier, doivent se chercher un nouveau boulot au regard de la configuration de la nouvelle politique que Macron imprime à sa dynamique.

En effet, le président Macron vient de créer sa propre "cellule africaine", dite «Conseil présidentiel pour l’Afrique»... On y trouvera des personnalités du monde de la culture, du sport, ainsi que des entrepreneurs. Parmi elles, le footballeur franco-béninois Jean-Marc Adjovi Boco, la chercheuse kényane Yvonne Mburu, l’avocat français Yves-Justice Djimi ou encore Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.

Pour ce faire, les membres de ce conseil auront un accès direct au président «sans interface», précise-t-on à l’Élysée. Ainsi, ils s’entretiendront avec lui avant chacun de ses déplacements au continent. Leur première mission sera d’aider Emmanuel Macron à préparer son discours de politique africaine. Un discours que le président prononcera mi-novembre, probablement à Ouagadougou.

C’est une innovation qui tranche avec l’ordre ancien lié par des interfaces mystiques de la fameuse Françafrique héritée de Foccart.

Rodrigue Fénelon Massala
 
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