France : Emmanuel Macron au Maroc puis au Sommet G5 Sahel Version imprimable
08-06-2017
Pour sa première visite dans un pays du Maghreb, depuis son élection le 7 mai 2017, Emmanuel Macron, président français, a opté pour le Maroc, les 14 et 15 juin. Les sources sûres qui l’annoncent font aussi état de sa participation au Sommet du G5-Sahel, le 2 juillet, à Bamako au Mali.
Avec l’arrivée d’un président jeune, les sceptiques quant à la pérennité de la chaleur des relations entre la France et ses alliés traditionnels en Afrique devront se raviser. La visite officielle du chef de l’État français, les 14 et 15 juin 2017 au Maroc, la première au Maghreb depuis sa prise du pouvoir, est significative à plus d’un titre. Il s’agit d’une visite d’amitié qui viendra renforcer les relations et les liens entre les deux pays, précise une source. Auprès de son hôte, le Roi Mohammed VI, le président français, accompagné d’une importante délégation, abordera les volets politique et culturel, renchérit-elle. Gageons que l’économique, déjà dense, ne sera pas absent de leur agenda.

Deux semaines plus tard, exactement le 2 juillet 2017, le président français participera au prochain Sommet du G5-Sahel, qui se tiendra à Bamako. Le G5-Sahel regroupe 5 pays du Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. L’information a été dévoilée par Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, qui a indiqué que «le 2 juillet, les chefs d’État du G5-Sahel ont décidé d’organiser un sommet spécial au cours duquel ils auront un dialogue direct avec le chef d’État français». Rappelons qu’Emmanuel Macron, qui vient d’effectuer une visite aux troupes de l’opération française Barkhane au lendemain de son élection à Gao au Mali, avait lui-même émis un tel souhait. En toile de fond, la mise en place d’une force mixte, pour enrailler la menace terroriste dans cette sous-région africaine. Il ressort de certaines indiscrétions que le G5-Sahel a décidé de doubler les effectifs de la force conjointe pour la porter à 10 000 hommes, mais aussi renforcer son équipement.

Des observateurs trouvent que loin d’une Françafrique fustigée et qui a fini par lasser, les liens entre la France et ses pays-amis sont en train de s’inscrire dans le codéveloppement, la solidarité et l’inclusion, véritables remparts contre le terrorisme.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
 
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