Gabon : l’appel d’Ali Bongo à investir en Afrique Version imprimable
29-05-2014
Le président gabonais a appelé à investir en Afrique afin de permettre au continent de relever le défi du développement. Un progrès social commun qui passe par la mise en place par les États des conditions idoines pour susciter l’arrivée des capitaux.
Libreville, la capitale gabonaise, a abrité du 23 au 25 mai 2014 la troisième édition du New York Forum Africa, un rendez-vous annuel visant la promotion de l’investissement en Afrique. Il s’agit d’après les organisateurs de promouvoir le savoir-faire de l’Afrique, dans un contexte économique mondial, où seules les économies compétitives ont droit de cité. Pour cela, le continent africain doit cesser d’être un réceptacle des États-Unis, de l’Europe et de l’Asie, pour devenir un espace économique qui met un point d’honneur à une production de qualité, une option qui passe entre autres par la transformation locale, afin de donner une valeur ajoutée aux produits du continent.

En procédant le 23 mai 2014 à l’ouverture desdites assises en présence du président rwandais, Paul Kagamé, de la présidente de la transition de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, et de nombreux invités de marque, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a déclaré que «l’Afrique qui est un continent d’opportunités doit nécessairement réussir sa mue». Pour cela, l’Afrique devra répondre à une question essentielle, «être ou ne pas être». Une vision de développement qui devrait amener le continent à «agir plutôt que de réagir», à «anticiper plutôt que de subir». Une Afrique audacieuse, dont l’avenir passe par la création des synergies d’actions qui peuvent être résumées en une transformation des mentalités, des économies et de l’environnement.

Pour en arriver là, il faudrait que l’Afrique s’assure de disposer d’un capital humain à même de répondre aux défis de développement, ce qui devrait amener les Africains à mettre un accent sur la formation, la maîtrise de la technologie, garantir un investissement massif pour favoriser une intégration communautaire, garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice. Dans ce contexte, plus que par le passé, l’Afrique doit favoriser les partenariats crédibles avec les autres et s’approprier les valeurs de bonne gouvernance pour assurer le bien-être à ses habitants. Des conditions que l’Afrique est loin de remplir. Raison pour laquelle le président Ali Bongo Ondimba pense que «la conjonction et la mise en mouvement de ces éléments sont les conditions d’une Afrique qui garantit une plus grande lisibilité dans la gestion de ses ressources naturelles, dans l’amélioration constante du climat des affaires, et dans la nécessaire et indispensable redistribution des fruits de la croissance».

Selon toute vraisemblance, les 700 participants aux Assises de Libreville qui se recrutent notamment parmi les gouvernants, les milieux d’affaires et les experts sont d’accord sur le fait qu’une Afrique qui gagne est cette Afrique qui aura su s’adapter aux enjeux et au contexte de l’heure. Mieux, un continent africain qui aura su se doter des moyens efficaces et efficients pour relever les défis du futur.

Achille Mbog Pibasso
 
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