Gambie : Sous pression, Jammeh recule et opte pour une saisine de la Cour suprême Version imprimable
12-12-2016
Après avoir annoncé dans la journée de samedi le rejet des résultats et la convocation d’un nouveau scrutin présidentiel, Yahya Jameh fait un pas en arrière.
Sans aucun doute, prenant en compte les condamnations et le tollé suscité à la suite de sa volte-face, Yahya Jammeh et les siens ont compris qu’ils empruntaient une voie sans issue. Comme nous l’indiquons dans un précédent article, Jammeh n’avait aucune marge de manœuvre. Car la Cédéao dispose d’instruments de pression pour faire respecter le choix du peuple gambien.
C’est dans ce contexte que, ce dimanche, dans un communiqué rendu public, l’APRC, le Parti de Yahya Jammeh, annonce introduire un recours devant le juge électoral pour contester les résultats du scrutin présidentiel dernier qui donnent Jammeh perdant face à Adama Barrow.

Le dépôt légal des recours arrive à échéance le lundi 12 décembre. Le problème c’est que lundi est férié en Gambie. Le parti de Jammeh annonce le déposer le mardi.

Tout compte fait, le juge dira le droit et se prononcera sur la recevabilité d’un recours introduit au lendemain du délai légal. Jammeh est pris par son propre piège. C’est lui qui par décret a fixé ce délai en y introduisant un jour férié. En clair, il choisit certes la voie légale ce qui prouve que le Lion de Banjul n’a plus les dents.
Les Gambiens sont désormais scotchés au verdict de la Cour suprême.
Cependant, cette seconde volte-face en l’espace de 24h détermine réellement le caractère ambigu de Yahya Jammeh qui avait dans un premier temps reconnu sa défaite avant de revenir sur ses propos en tentant un coup de force et puis se raviser après pour utiliser la voie légale. Cette attitude antidémocratique est ni plus ni moins une malice pour confisquer le pouvoir. Ça ne passera pas! s’exclame un jeune Gambien. Le cas Gbagbo devrait édifier les juges gambiens qui ont devant eux un moment important pour rentrer dans l’histoire en faisant respecter la volonté démocratique du peuple gambien.

Car il nous parait illusoire de constater que celui qui a organisé les élections, fait couper les communications durant 4 jours, crie enfin à la fraude. C’est le monde à l’envers.

Le peuple gambien retient encore son souffle.

Rodrigue Fénelon
 
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