Guinée : «black out» de la britannique Aggreko Version imprimable
30-06-2015
Après 2 ans et 4 mois de contrat temporaire de fourniture d'électricité (50 MW), liant la junior britannique Aggreko au gouvernement guinéen, c'est désormais la grosse friture sur le fil d'alimentation. Le régime a mis fin au contrat ce mardi 30 juin. Sur fond de cascades de malversations financières au sommet de l'Etat…
Août 2013, le gouvernement de Conakry avait signé un contrat de 6 mois avec la junior anglaise Aggreko avant de le proroger à plusieurs reprises pour la fourniture temporaire d'électricité d'un productible de 50 MW diesel. L'option de l'Etat se justifiait par le souci d'alimenter sensiblement le réseau électrique pour les populations de la capitale Conakry. De mal en pis, Aggreko n'a pas été à la hauteur des attentes malgré sa facture trop salée payée par l'Etat. Ce contrat, que s'est adjugé la britannique Aggreko, est assimilé à une grosse nébuleuse aux enjeux financiers gigantesques. D’après le site conakryactu.net, " Les conditions de cette location défient tout bon sens, alors que ce qu'elle produit ne dépasse pas en réalité 42 MW, Aggreko travaille 6 heures par jour, de minuit à 6h du matin, pour être payée 24 heures. En contrepartie de sa prestation, elle est rétribuée à 250 000 $ par semaine comme fixe, avec une part variable arbitrairement calculée. La livraison de notre confrère conclut : " Malgré cette facture salée, Aggreko n'achète pas le carburant qui fait tourner les groupes. C'est EDG qui le fournit pour un coût mensuel de 21 millions de $ ! " 

L'affaire Aggreko, devenue désormais un monstre à plusieurs têtes agace et intrigue dans les travées du haut establishment Condé. Derrière ce Madoff des câbles électriques, se cachent des connexions troublantes et des deals insoupçonnés à coûts de plusieurs dizaines de millions de dollars. 

Par ailleurs, le barrage de Kaleta, ce mammouth hydroélectrique vient de subir une grosse friture sur le fil. Le nouveau gouvernement, qui a inscrit l’énergie dans ses priorités, a investi plus de 400 milliards de francs guinéens (moins de 40 milliards de f CFA). Sans succès. 

Par Ismael Aidara, Rédacteur en chef
 
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