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Guinée : la mine géante de Rio Tinto dans le viseur des fonds souverains Version imprimable
07-06-2011
Après quelques sueurs froides durant la brève présidence du capitaine Moussa Dadis Camara, Rio Tinto attend sereinement l’entrée en production de la mine fixée pour 2015. Les fonds souverains suivront-ils ?
«Les fonds souverains s’intéressent à la mine de Simandou », selon des déclarations d’un haut responsable de Rio Tinto rapportées par l’agence Bloomberg et  postées aujourd’hui sur le site du groupe. Le deuxième major mondial, qui gère ce patrimoine en joint venture avec un groupe chinois, déclare avoir investi 1,5 milliards de dollars à ce jour. Après quelques sueurs froides durant la brève présidence du capitaine Moussa Dadis Camara, Rio Tinto attend sereinement l’entrée en production de la mine fixée pour 2015.  Considéré comme l’un des plus grands gisements de minerais de fer au monde, le site de Simandou  renfermerait des ressources évaluées à 2,4 milliards de tonnes.  D’où l’intérêt des fonds souverains et de certains grands majors comme Baostel Group Corp, deuxième producteur d’acier en Chine,  intéressé par une prise de participation selon l’agence Bloomberg. Pour l’heure, les nouvelles autorités guinéennes qui exigent une prise de participation d’au moins 1/3 du capital dans tout projet minier,  semblent soutenir le projet. L’investisseur devrait construire 650 kilomètres de chemin de fer pour rallier l’Océan Atlantique pour des coûts d’investissements avoisinant les 10 milliards de dollars. Le coût global du site est évalué à 19 milliards de dollars.  C’est dire que le succès final du projet dépendra de l’intérêt des fonds souverains.  
 
A.W

 
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