Hichem Omezzine : «ACTIS veut faire émerger les leaders de demain» Version imprimable
25-07-2017
La société de placements financiers britannique, Actis, a investi 250 millions de dollars pour le lancement de son programme d’enseignement privé Honoris. Cela traduit aussi la volonté de la firme britannique d’investir dans l’enseignement supérieur privé du continent africain. Rencontre avec Hichem Omezzine, le responsable de ce programme.
Les Afriques : D’abord, pourquoi avoir invité la presse à l’issue de votre première année et non pas avant?
Hichem Omezzine :
Habituellement, il est préférable d’inviter la presse en amont d’un événement. Cette année, je dois dire que notre procédé a été inversé. Plus de 20 000 étudiants ont décidé de suivre notre programme. C’est un début très prometteur. C’était la première session cette année et cela nous a porté chance.

Comment fonctionne le programme Honoris?
Nous travaillons avec 7 instituts principalement au Maghreb. Nous avons aussi des partenariats également en Afrique subsaharienne. Le groupe Actis entend ainsi créer des formations d’excellence privées sur l’ensemble du continent. Nous savons que notre tâche est immense, mais le défi n’en demeure pas moins exaltant. L’essentiel est de faire en sorte que chaque Africain puisse avoir un avenir et des perspectives de développement.

Comme vous le savez, le continent africain doit répondre à une double problématique. La première correspond à la qualité des enseignements et la seconde est relative à l’intégration professionnelle qui en découle. Comment comptez-vous agir dans ces domaines?
Nous avons une règle simple. Nous laissons la pleine et entière autonomie aux instituts de formation. Cependant, nous sommes conscients des difficultés persistantes à obtenir un enseignement puis une formation de qualité. C’est pourquoi l’insertion sur le marché de l’emploi sera une priorité pour nous. Cela veut dire qu’on va automatiquement privilégier l’intégration en entreprise. Beaucoup de nos jeunes, dès la rentrée, ont intégré une entreprise. Souvent, il arrive que la société puisse avoir besoin de compétences et d’un jeune diplômé. C’est dans ce domaine que nous lui recrutons le stagiaire recherché et ce dernier devra s’assurer de sa bonne tenue dans l’entreprise. Cela peut aussi avoir un impact sur le fonctionnement de sa scolarité. Si le jeune est sollicité par son entreprise pour y effectuer une mission urgente, il doit seulement informer la direction de l’établissement dans lequel il se trouve par un simple coup de téléphone. Cela vaut pour toutes les périodes d’absence.

Enfin, quels profils types d’étudiants allez-vous recruter pour la rentrée prochaine?
Nous recrutons en fonction des profils autant que des qualifications. Nos formations sont assez variées. On peut proposer des cursus en licence de cuisine, de plomberie, en finance ou en communication. Nous proposons des formations jusqu’à BAC+5. Le coût de celles-ci peut aller jusqu’à 3 000 euros l’année. Mais depuis quelques semaines, nous avons mis en place un système de bourse au mérite pour les plus méritants. Car Actis insiste sur la nécessité de mettre en valeur les parcours les plus atypiques pour faire émerger les leaders de demain sur le continent.

Interview réalisée par Rudy Casbi
 
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