Interview Ahmed Baba Amar : «La FAID ou la démarche du donner et du recevoir» Version imprimable
02-10-2017
La Foire agricole internationale de Dakhla n’existe que depuis deux ans, mais elle a le mérite d’être le creuset de professionnels, aptes à échanger et porter plus haut le flambeau d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Ahmed Baba Amar, président de la Chambre d’agriculture de Dakhla Oued Eddahab, nous en dit un peu plus.

Qu’est-ce qui a marqué, selon vous, la 2ème édition de la FAID?
La FAID 2017 se félicite de la participation de professionnels et décideurs, venant d’un peu partout du continent africain, singulièrement du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nigéria, mais aussi d’Amérique, d’Espagne, de Hongrie, de Hollande, d’Italie, de France, en plus du Maroc, avec la présence remarquée du président de la Fédération des Chambres d’agriculture du Maroc.

En dehors de la simple présence, quel sera le suivi?
Sur la base des expériences dans le domaine de l’agriculture, nous avons eu des échanges avec les Chambres interprofessionnelles d’agriculture et les professionnels. Les panels, animés par des professeurs de l’université Ibn Zohr d’Agadir, ont permis de tracer des canevas, lors notamment de la conférence sur «La percée du Maroc dans les marchés au sud du Sahara». Aussi, des experts dans l’élevage camelin ont permis de partager leurs points de vue et actions sur le regain de ce type d’exploitation.
L’idée de rencontrer des professionnels sera très probablement atteinte, et nous la sentons bien au cours des différentes manifestations qui ont ponctué la Foire agricole internationale de Dakhla. Même au moment des discussions autour d’un repas, les uns apprennent des autres et mettent en place des agendas à concrétiser…
Nous avons d’ailleurs reçu beaucoup de demandes de participation venant de nombreux pays.

Le salon compte-t-il se pérenniser au Maroc?
Bon an mal an, notre expérience s’améliore. Modestement, nous nous y attelons avec la volonté de toujours faire mieux. Aussi, pas plus tard que lors d’un précédent événement à Dakhla, le Crans Montana, pour ne pas le citer, dans sa lettre adressée aux participants, Sa Majesté le roi Mohammed VI, roi du Maroc, exprimait sa volonté de faire de Dakhla une ville de rencontres. Nous avons bien retenu cette directive et comptons l’appliquer. Aussi, on a coutume de dire que si quelqu’un rêve, il rêve pour lui-même, tandis que quand c’est le roi qui rêve, c’est tout le peuple marocain qui rêve avec lui.

Propos recueillis à Dakhla par Daouda MBaye
 
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