Interview Pr Madoky Magatte Diop : «Cerner les affections curables» Version imprimable
21-04-2017
Interview Pr Madoky Magatte Diop : «Cerner les affections curables» Le Maroc, à travers ses unités pharmaceutiques et les laboratoires qui y ont élu domicile, est en train de produire des génériques de la molécule miracle contre l’hépatite C. Une expérience que les professionnels du reste du continent sont prêts à épouser, en l’adaptant et en y apportant leur know-how. Morceaux choisis d’un échange avec Pr Madoky Diop.
Les Afriques : Qu’attendez-vous de la rencontre Ménafrique Santé ?
Pr Madoky Magatte Diop : En tant qu’enseignant-chercheur, je suis naturellement l’actualité thérapeutique. En médecine interne, les diagnostics ont leur importance, notamment en ce qui concerne les affections curables, parmi lesquelles les pathologies transmissibles et qui constituent une large part de notre travail au quotidien. Or dans le lot, il y a la pathologie de l’hépatite C qui est au centre des discussions et qui peut être trompeuse dans sa présentation clinique. Si le bon diagnostic n’est pas fait, alors les malades arriveraient à un stade de complication, pouvant mener au cancer du foie et au décès. Avec l’évolution et la recherche, nous sommes en présence de médicaments qui ont des actions directes sur le virus, avec peu d’effets secondaires. Ces nouvelles molécules sont disponibles, mais trop chères en Afrique au sud du Sahara.

Comptez-vous profiter de l’expérience de vos pairs du Maroc ?
Le Maroc a su remporter une grande bataille dans ce sens. Le fait de mettre sur le marché un générique du Sofosbuvir, molécule miracle contre l’hépatite C, a révolutionné la donne. Cette rencontre est en ce sens une belle opportunité. Nos États doivent soutenir la fabrication pour contribuer à l’accessibilité.

Vous êtes sollicité pour une intervention relative aux stratégies et mises en place de plans nationaux sur la prise en charge de l’hépatite C en 2017. Sur quoi va porter votre message ?
L’hépatite C peut avoir des présentations trompeuses et se décliner sous forme de diabète, d’arthrose… Compte tenu de ces diverses manifestations, l’étude de la cryoglobulinémie demeure importante.

Propos recueillis par Daouda MBaye
 
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