Interview Zineb Alaoui Kacimi, DG de l’Institut supérieur d’optique théorique et appliquée Version imprimable
26-07-2017
Une baroudeuse à la tête de l’Isota, Zineb Alaoui Kacimi, qui fait partie du groupe de 5 Marocaines qui ont récemment gravi le Kilimandjaro, décrypte pour nos lecteurs un établissement aux moyens techniques quasi uniques, au Maroc et en Afrique, dans tous les domaines d’optique, d’optométrie et de contactologie. Isota, qui a déjà un rayonnement international, permet aux diplômés de s’insérer rapidement dans le marché du travail en tant que salariés ou entrepreneurs individuels.
Zineb Alaoui Kacimi, DG de l’Institut supérieur d’optique théorique et appliquée
Zineb Alaoui Kacimi, DG de l’Institut supérieur d’optique théorique et appliquée Les Afriques : L’Institut supérieur d’optique théorique et appliquée existe depuis bientôt 12 ans. Quels sont les profils d’étudiants qui y sont formés?

Zineb Alaoui Kacimi : Cela fait effectivement bientôt 12 ans que nous exerçons. Depuis 2005, nous formons des étudiants dans le domaine d’optique, d’optométrie, de contactologie et de sciences de la vision. Les étudiants marocains ou étrangers sont issus du baccalauréat scientifique ou équivalent. Nous formons donc des opticiens optométristes capables d’exercer dès leur sortie de notre institut, en tant que salariés ou en tant qu’entrepreneurs individuels indépendants. Nous proposons des études supérieures d’excellence sur 3 ans, sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur, s’adressant autant aux jeunes bacheliers marocains qu’à des travailleurs qui veulent changer de voie en s’intéressant à la filière optique.

Quels sont les métiers qu’ils peuvent exercer au bout de leur formation?
Nous assurons une formation complète sur 3 années qui leur permet tout de suite d’intégrer le marché du travail. Ils sont donc immédiatement opérationnels aussi bien en tant que collaborateurs d’entreprises existantes ou en tant qu’entrepreneurs dans leur propre entreprise, compte tenu de leur formation acquise au sein de notre institut dans le domaine scientifique que dans les domaines des connaissances générales, à savoir déontologie et législation professionnelle, économie et gestion de l’entreprise, ressources humaines, communication. Nous sommes les seuls à proposer cette formation polyvalente. Je veille personnellement, en tant que directrice d’Isota, au suivi personnalisé et à l’accompagnement de chaque étudiant durant tout le cursus jusqu’à l’intégration dans le marché du travail. Nous considérons que nos étudiants sont nos ambassadeurs. De ce fait, notre plus grande réussite est d’abord celle de nos étudiants, marocains et africains subsahariens.

Le premier Isota est implanté à Casablanca. Comptez-vous en ouvrir d’autres? Si oui, où et quand?
Ce n’est pas pour rien que notre slogan soit «Voir loin». Isota est un institut d’études supérieures autorisé et accrédité par l’État. Il est tout à fait possible d’envisager une implantation régionale et pourquoi pas internationale. Nous sommes en prospection dans plusieurs villes marocaines pour ouvrir d’autres instituts. Il y a une réelle demande pour ce genre de formations courtes (3 ans) avec une forte demande pour ce genre de profils spécialisés. Nous avons également été approchés par des investisseurs africains subsahariens qui croient en nos capacités. C’est toujours en réflexion. Dès qu’il y aura une opportunité, nous la saisirons. En attendant, nous avons d’ores et déjà un rayonnement national et africain, en parfaite cohésion avec la dynamique économique du pays dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Quels sont aujourd’hui les moyens, en termes de plateau technique, dont dispose votre établissement?
On dispose de moyens techniques très importants uniques au Maroc et en Afrique dans tous les domaines d’optique, d’optométrie et de contactologie. L’aspect pratique et technique est un volet très important pour que la formation soit complète. Pour cela, nous investissons dans le corps professoral afin qu’il soit suffisamment à l’écoute, disponible, et qu’il assure l’encadrement autant sur l’aspect théorique que pratique. La connaissance des nouvelles technologies dans ce domaine est primordiale. C'est un secteur en plein essor, à la pointe des nouvelles technologies, autant dans la fabrication des verres que dans les machines de montage, qui sont aujourd’hui pratiquement des robots. Nous sommes dotés d’équipements de pointe pour un apprentissage optimal des techniques. Les étudiants sont assoiffés de ces nouvelles techniques. Pour cela, nous invitons ou rendons visite régulièrement à nos partenaires dans le cadre de séminaires, formations ou visites guidées d’usines ou de multinationales afin de présenter leurs nouveaux produits et de mettre à jour et former ainsi dès maintenant autant le corps professoral que les étudiants, considérés comme leurs futurs clients.

Avez-vous noué des partenariats avec des écoles supérieures au Maroc ou à l’étranger?
En termes de partenariats, nous avons conclu des relations étroites et fructueuses avec plusieurs instituts supérieurs étrangers, notamment le prestigieux Lycée Fresnel. Les différents partenariats nous permettent de suivre les évolutions techniques, les progrès dans le domaine de nos enseignements, notamment l’encadrement pédagogique de qualité.
Ceci offre à nos étudiants une immersion à l’étranger et enrichit ainsi leur formation.

Quel message adressez-vous aux étudiants ressortissants de pays d’Afrique au sud du Sahara qui comptent intégrer Isota?
Nous sommes heureux d’accueillir les étudiants africains au sein d’Isota. Ils démontrent un réel engouement pour les études supérieures au Maroc. Notre formation s’intègre parfaitement dans la culture africaine. Isota compte profiter de cette manne pour attirer de jeunes étudiants subsahariens intéressés par une formation de qualité à un coût abordable et pas très loin de chez eux (liaisons aériennes directes vers de nombreuses capitales africaines). Nous leur assurons également un accompagnement dans les démarches administratives, transport et hébergement. Le Maroc aujourd’hui jouit d’une image très forte diplomatiquement, économiquement et spirituellement. Nous devons en profiter pour assoir encore plus notre crédibilité et cette image de qualité dans le domaine éducatif.

Je le répète donc, nos étudiants sont nos ambassadeurs. Nous sommes conscients que nos responsabilités sont d’ordre pédagogique, administratif et social. En tant que directrice, et avec l’aide de ma précieuse équipe, j’ai le souci de l’intégration des étudiants marocains et étrangers, la mise en œuvre et la réalisation d’un programme d’études complet, à la pointe des nouvelles techniques et l’aide à l’intégration du marché du travail, que ce soit en tant que salariés ou en créant leur propre entreprise.

À ces étudiants, nous leur disons qu’un esprit de famille règne dans notre établissement et par conséquent nous leur disons : «MARHABA».

Propos recueillis par Daouda MBaye
 
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