Kenya: la Cour suprême annule la présidentielle Version imprimable
04-09-2017
Une situation inédite dans l'histoire politique du Kenya qui fera sans nul doute jurisprudence dans le continent africain.La Cour suprême, sur la base des éléments fiables, a décidé d'annuler le scrutin présidentiel, « remporté » par le president sortant, Uhuru Kenyatta
Le Kenya est le 3ème pays africain et le 1er au monde dont la justice invalide une élection présidentielle. Le juge David Maraga, président de la Cour suprême, a annoncé que le verdict annoncé est nul et non avenu.Saisi sur une requête en annulation introduite par Raila Odinga, les juges de la Cour suprême Kenyane ont examiné puis annulé la victoire du président Uhuru Kenyatta qui allait rempiler...En effet,les experts informatiques de la Cour suprême de justice se sont fondés sur un certain nombre d'irrégularités pour annuler les résultats de la présidentielle.Sur près d'un tiers des procès-verbaux des résultats des irrégularités ont été constatées.cCertains ont été trouvés vierges ou signés par la même écriture manuscrite, d'autres proviennaient de bureaux de vote qui n'existaient pas officiellement, don fictifs. Les experts de la Cour suprême ont aussi découvert que certains procès-verbaux ont fourni des résultats différents des totaux annoncés par la Commission électorale.

Pire encore, quelque 5 millions de votes, assez pour influer sur le résultat, n'ont pas été vérifiés.En examinant les registres de la commission électorale, l'équipe nommée par la Cour suprême a constaté que de nombreux utilisateurs non autorisés étaient entrés dans le système avant et après l'élection.C'est sur la base de tous les éléments irréguliers, mentionnés que les juges de la Cour suprême ont fondé leur décision.
Apres l'annonce de la décision de la Cour suprême invalidant le scrutin présidentiel,Raila Odinga, qui n'a point caché sa joie d'assister au triomphe de la démocratie, s'est exprimé en ces termes : « C'est une journée historique pour le peuple Kényan et pour le continent Africain ».
De son côté, le president sortant Uhru Kenyatta a déclaré respecter la décision de la plus haute juridiction de son pays, même s’il a exprimé son désaccord.Il a lancé un appel au calme et à la paix à son peuple.
A noter que la commission électorale a 2 mois (60 jours, conformémént à la costitution du pays) pour organiser un nouveau scrutin présidentiel.

Rodrigue Fénelon Massala, grand reporter
 
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