L’Afrique, pas maudite? Version imprimable
04-06-2018
On aimerait bien voir une Afrique qui bouge. Un continent en mouvement dans le bon sens du terme, avec au centre des préoccupations, le défi du développement...
Ceci, à travers des réponses idoines aux problèmes existentiels : santé, éduction, eau, électricité, où des infrastructures de base sont la chose la mieux partagée. Une Afrique où la démocratie, la liberté, la justice, l’autosuffisance alimentaire, la paix, l’unité, la tolérance, sont des valeurs partagées au quotidien. Que non ! A travers le continent, ce sont quasiment les mêmes images, hideuses qui tournent en boucle, au point de s’incruster dans le subconscient des populations.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, tout tourne pratiquement autour des attaques et des attentats terroristes, des guerres fratricides, des conflits agropastoraux, des élections truquées, des grèves, des migrants morts dans le désert du Sahara où noyés dans la Méditerranée parce que tétanisés par la désespérance, cherchent coûte que coûte de rallier l’hypothétique Eldorado européen.

Une Afrique où la famine continue de tuer des milliers de personnes malgré d’incommensurables potentialités L’Afrique, pas maudite? agricoles, un continent où les enfants en âge de scolarisation sont l’objet de traite, exploités à des fins sexuelles, au travail ou aux services forcés, à l’esclavage, au trafic des organes.

Une Afrique où des diplômés n’ont pas d’emplois, les salariés sont à la merci des patrons indélicats avec la complicité des pouvoirs publics, un continent où l’éthique, la solidarité, la fraternité, l’hospitalité sont valeurs de plus en plus rangées dans les tiroirs laissant place à une omniprésence individualisme insouciant.

L’Afrique, maudite ? Assurément pas. L’Afrique, inconsciente ? Non plus. Mais l’Afrique, malheureusement otage des despotes, des pouvoirs obscurs, des potentats obscurantistes, des gouvernants égocentriques, des populations sans ambition qui se laissent trainer tels des moutons de panurge attendant passivement d’être égorgés par des pseudos guides narcissiques et égoïstes. Moralité, il revient aux Africains de refuser d’être des damnés de la terre.
Une prise de conscience individuelle et collective, voilà les prémisses d’une Afrique qui bouge et gagne, gage de prospérité.

Achille Mbog Pibasso, rédacteur en chef
 
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