L’Afrique perd la main Version imprimable
23-06-2018
Les principaux protagonistes de la crise libyenne se sont retrouvés le 29 mai 2018 à Paris autour du président français Emmanuel Macron, pour essayer autant que faire se peut, de colmater des brèches devant déboucher à une reconstruction d’un Etat unifié. Au cours de ce sommet convoqué sous l’égide de la France, l’Afrique y était représentée par plusieurs chefs d’Etat ainsi qu’une délégation de l’Union africaine. Belle image de solidarité applaudirait-t-on a priori, sauf qu’il s’agit d’une symphonie inachevée, les rôles des acteurs ayant été totalement inversés.
Et pour cause, l’Union africaine qui aurait pu être l’initiatrice d’une telle rencontre était confinée à un rôle secondaire, pour ne pas dire un rôle d’observateur passif, écoutant religieusement l’hôte du sommet et ses invités conduire les travaux. Habitués à ce genre de parades, quelques dirigeants africains, en l’occurrence, les pays limitrophes de la Libye ainsi que d’autres « facilitateurs » à cette crise, n’ont pas hésité un seul instant pour rehausser de leur présence, le coté protocolaire du sommet.

S’il est vrai qu’il faut encourager toute initiative de paix d’où qu’elle vienne, il est aussi vrai que les Africains doivent assumer leurs responsabilités jusqu’au bout, en cessant tout le temps d’être à la remorque de l’Histoire. Oui, les Africains doivent être conscients qu’ils sont capables d’incarner le leadership, surtout lorsqu’il s’agit des problèmes intra-africains. Ils doivent cesser d’être des wagons qui se laissent tirer par n’importe quelle locomotive. Cette façon de faire est loin d’honorer le continent africain, dans un monde essentiellement matérialiste où seuls les intérêts comptent.

Tout en saluant les autres qui aident les Africains à trouver des solutions aux problèmes du continent, notre souhait est de voir les Africains prendre leur destin en main, et cesser d’être les marionnettes. Tant qu’il n’y aura pas cette prise de conscience, l’émergence dont on clame et déclame à la moindre occasion restera un voeu pieux, tant il est vrai que les Européens, les Américains ou les Asiatiques ne laisseront jamais leurs problèmes, pour s’occuper prioritairement des Africains. Non seulement l’Afrique ne doit à aucun moment se complaire à jouer les pantins, mais, il faut toujours questionner « l’humanisme » des Occidentaux.

Achille Mbog Pibasso, rédacteur en chef
 
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