L’Afrique sous les affres du terrorisme Version imprimable
06-08-2018
Plus de 10 000 djihadistes en Afrique, 343 attentats recensés et au moins 2 600 victimes, le continent africain souffre le martyr du terrorisme fait les frais d’un terrorisme rampant.
Le 26 juin 2018, le Ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita en compagnie de l’envoyé spécial du Président des Etats-Unis Brette McGurk a donné un point de presse au sortir de la Réunion régionale des directeurs politiques de la Coalition mondiale contre Daech, tenue à Skhirat (banlieue de Rabat). A l’occasion, Bourita a révélé des chiffres effroyables. Déclarant que quelque 10 000 combattants du groupe État islamique (EI) et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique se trouvent actuellement sur le continent africain. En termes d’effectifs, le plus important groupe affilié à Al-Qaida se trouve actuellement en Afrique, avec quelques 10 000 combattants du groupe État islamique (EI) et d’Al-Qaïda.

Avec plus de 6 000 combattants au Maghreb islamique et 3 500 combattants des éléments affiliés à ce groupe en Afrique de l’Ouest. Faisant dire au ministre marocain, que dans le cadre de l’évolution de la stratégie de Daech, l’Afrique compte parmi les zones les plus ciblées, mais aussi des zones de vulnérabilité exploitées par la nébuleuse terroriste de l’Etat Islamiste (EI). Au cours de cette réunion régionale, à laquelle a participé une cinquantaine de délégations, dont une vingtaine du continent africain, et un groupe restreint de pays membres de la Coalition contre Daech, a notamment permis de «partager des informations pour lutter en réseau afin de protéger les pays, d’empêcher les combattants terroristes de franchir les frontières, de trouver du financement et de contrer leur idéologie néfaste», a indiqué Brett McGurk. Une occasion pour les partenaires de la Coalition de discuter des prochaines étapes pour assurer une défaite durable de Daech en Irak et en Syrie, ainsi que les moyens d’accélérer l’approche collective de lutte contre les ambitions mondiales du groupe dit Etat Islamique (EI). C’est pourquoi, Nasser Bourita, a appelé à une synergie entre les pays africains et la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique et Al-Qaïda au Maghreb islamique. Soulignant que : «hors la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan, le nombre de victimes est plus grand sur le continent africain que sur le continent européen». Avec en 2017, environ 343 attentats recensés et au moins 2 600 victimes enregistrés en 201, soit 22 fois plus qu’en Europe.

Par ailleurs, les échanges ont aussi porté sur la nécessité de «finir le boulot en Syrie», notamment en développant des programmes de reconstruction. Brette McGrurk a annoncé que cette Coalition, formée en 2014 autour des États-Unis pour intervenir en Irak et en Syrie, va apporter 90 millions de dollars de contributions aux programmes de reconstruction en Syrie et en Irak. Pour ces assises qui étaient une première du genre, les participants sont arrivés à l’analyse que l’efficacité de la lutte contre le terrorisme en Afrique «requiert une prise en compte adéquate des causes profondes de ce fléau (...) sans laquelle notre action demeurera vaine». Expliquant que les vulnérabilités liées à l’impact des changements climatiques sur les populations africaines, l’appauvrissement de communautés entières du fait de l’absence d’une croissance économique inclusive, aggravée par une démographie galopante, constituent un terrain fertile favorisant l’infiltration puis l’enracinement des groupes terroristes et de leurs idéologies extrémistes. Et le Minitsre marocain de conclure que : «l’absence d’une coopération qui soit à la hauteur de l’évolution croissante de ces défis, combinée à l’incohérence de certaines approches adoptées, exposent les Etats africains à des pressions multiformes».

Sylvain Eka
 
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