L’Afrique, un lion qui doit se préserver des prédateurs Version imprimable
22-12-2016
L’engouement que présentent les investisseurs, les multinationales, ainsi que les grandes puissances économiques croît de jour en jour en Afrique.
Malgré les aléas d’une vie politique, rythmée par des changements de constitutions surtout en faveur de présidents ou des volontés autoritaires de rester au pouvoir, l’Afrique est plus que jamais le futur d’un monde à la recherche d’une terre promise. Une terre où les modèles de développement agricole permettront de nourrir le monde. D’autre part, c’est le lieu de ressources inépuisables, éléments indispensables d’une industrie future. Anticiper doit être le maître-mot de tous les gouvernements africains, non seulement au sein des instances économiques et financières, telles que la BAD et son Fonds Africa 50, mais aussi dans les organisations politiques interafricaines, telles que l’Union africaine (UA), ou régionales (Cedeao, SADC, Uemoa, Censad…).

Il est urgent d’achever les groupements économiques, dotés d’outils législatifs efficients, comme il est urgent d’arrêter de parler d’une Afrique francophone et anglophone, mais d’une seule, capable de parler d’une seule voix bilingue. Ce mur artificiel du langage est un obstacle réel et sérieux au développement du continent. En effet, il n’est que la représentation des zones d’influence des grandes puissances et, par conséquent, il traduit l’impossibilité d’une prospérité commune et à la même vitesse. Les taux de croissance différenciés sont la preuve d’une Afrique à plusieurs vitesses.

Nous espérons qu’en 2017 ces nouveaux patrons de l’Afrique s’entendent pour définir une stratégie commune de développement économique et social dans le cadre d’un partenariat en mesure d’initier les grands travaux d’infrastructures régionales. A l’image du Maroc et du Nigéria, nous devrions assister à une entente indispensable, en rempart aux risques d’instabilité accrue en Afrique.

Éditorial paru, le 8 décembre 2016, dans le numéro 364 du magazine Les Afriques.

Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
 
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