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L’Autorité africaine voit le jour à Syrte Version imprimable
03-07-2009

Tard dans la nuit du jeudi au vendredi à Syrte, vers 4 heures GMT, l’acte entérinant la transformation de la Commission de l’Union Africaine (CUA) en «Autorité africaine » a vu le jour.

MBF

L’engagement et le volontarisme du guide libyen Mouammar Kadhafi a pesé dans la balance au terme de longues négociations qui marqueront ce 13e sommet des chefs de l’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

Concrètement, la nouvelle Autorité va simplifier la structure de l’UA en étendant ses pouvoirs en matière de défense, d’échanges internationaux et de diplomatie. C’est un accord obtenu au forceps mais qui permet d’entretenir le rêve d’un gouvernement fédéral africain. Outre la Libye, le Sénégal, le Bénin , le Mali et de nombreux pays d’Afrique francophone, le camp favorable à ce changement englobe aussi le Ghana, dont le président John Atta-Mills semble s’inscrire dans la panafricanisme sur les pas de son prédécesseur Kwame Nkruma qui aurait eu 100 ans aujourd’hui.

Des pays comme le Nigeria et ceux d’Afrique australe traditionnellement favorable à une union par étapes n’ont que tièdement souscrit au projet. Pour rappel, c’est à Syrte, dans ce centre libyen, que l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) avait été transformée en Union Africaine, le 9 septembre 1999. Dix ans plus tard, l’architecte de cette mutation est parvenu à passer à la seconde étape. Attendra-t-on encore 10 ans pour voir ce gouvernement fédéral ?


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