L’Égypte troisième économie à forte croissance Version imprimable
08-06-2018
D’ici 2026, l’économie égyptienne connaitra un taux de croissance de 6,63% selon un rapport du « The Global Growth Projections » publié en mai 2018.
Le dit rapport classe l’Égypte au troisième rang des pays qui enregistreront la plus forte croissance économique au monde d’ici à 2026. Une croissance annuelle qui atteindra 6,63% durant cette période. Des projetions qui selon toute vraisemblance sont loin d’arranger tout le monde car étant en dessous des prévisions annoncées par les autorités égyptiennes. En tout état de cause, « à l’heure actuelle, les prévisions du rapport de Harvard sont même inférieures aux objectifs de croissance de l’Égypte, qui semblent sur la bonne voie, selon tous les indicateurs », a déclaré Rashad Abdo, professeur d’économie à l’Université du Caire et chef du Forum égyptien pour les études économiques et stratégiques.

Pour lui, cette prévision de croissance économique serait facile à atteindre si les conditions de sécurité dans le pays sont améliorées. « Le programme de réformes économiques a certainement un effet sur le taux de croissance, en plus des législations favorables à l’investissement telles que la nouvelle loi sur l’investissement qui prévoit des incitations massives pour les investisseurs étrangers en Égypte».

S’inscrivant dans la même mouvance, le ministre égyptien des Finances, Amr al-Garhy, avait laissé entendre que l’économie égyptienne maintenait une dynamique de croissance soutenue et vise à atteindre des taux de croissance soutenables compris entre 6% et 7%. De son côté, le FMI dans le rapport intitulé Les perspectives économiques régionales du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan et du Pakistan, pense que « les perspectives pour l’Égypte se sont améliorées par rapport aux prévisions d’octobre 2017. Dans le cadre de son programme soutenu par le FMI, l’amélioration de la confiance stimule la consommation privée et l’investissement, contribuant ainsi à la hausse des exportations et du tourisme».

Dans cette perspective, l’Egypte se positionnera derrière l’Ouganda, premier sur le plan africain, qui devra enregistrer une croissance économique annuelle de 7,46% sur la même période tant il est vrai que «les prévisions de croissance se fondent sur la complexité économique, c’est-à-dire une mesure unique de l’économie de chaque pays qui rend compte de la diversité et de la sophistication des capacités de production intégrées dans les exportations d’un pays», explique l’étude de Harvard.

En 2016/2017, la croissance du PIB réel de l’Égypte est estimée à 4,1 % contre 4,3 % en 2015/2016, reflétant les efforts de réforme de l’État pour consolider le budget, réaliser une croissance plus inclusive et améliorer l’environnement des affaires selon la Banque africaine de développement(BAD). Elle était principalement tirée par l’investissement, la consommation privée et publique, et les exportations nettes, dont la contribution est pour la première fois positive en deux ans.

Sylvain Eka
 
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