L’OMS est-elle responsable d’Ebola ? Version imprimable
20-06-2018
L’inefficacité des programmes de prévention et d’intervention de l’Organisation mondiale de la santé pendant les grandes endémies amène à s’interroger sur la volonté de cette institution à oeuvrer pour l’éradication de certaines maladies extrêmement meurtrières et dévastatrices.
Question saugrenue à première vue, mais qui a tout sons sens, au regard du désastre que la maladie d’Ebola cause en Afrique. La responsabilité de l’OMS est-elle engagée sur pandémies dévastatrices ? Dans le cas d’espèce, plus de 40 ans après la découverte d’Ebola, l’OMS et des laboratoires occidentaux de renom qui contrôlent les ¾ de la production des médicaments au monde montrent une incapacité déconcertante à trouver un traitement d’appoint pour cette maladie. Est-ce parce que l’épidémie ou la pandémie sévit seulement en Afrique, le parent pauvre de la Communauté internationale que ni les grands laboratoires pharmaceutiques, ni l’OMS et d’autres acteurs intervenant dans la chaîne de la santé n’arrivent à trouver un médicament capable de soigner Ebola ? Non seulement le remède curatif reste introuvable, même un vaccin efficace n’existe pas. Conséquence, plus de quatre décennies après la confirmation de la fièvre à virus Ebola, c’est la navigation à vue, puisque ce n’est que maintenant qu’existent des vaccins à titre expérimental.

Bien que l’on soit loin de s’accorder sur le caractère curatif de ce vaccin indépendamment du fait que l’OMS ne tarie pas d’éloge sur son efficacité, l’on se demande pourquoi sa disponibilité plutôt à dose homéopathique quand la maladie décime la population. L’Afrique qui n’a pas pour le moment les moyens de se trouver un remède efficace doit-elle être rayée de la carte du monde du fait de la négligence des dirigeants de ce monde ? Si l’OMS et les officines occidentales ont trouvé des traitements idoines aux fléaux qui sévissaient dans certaines parties du monde, notamment en Europe et en Amérique du nord, il est grand temps que cette même mobilisation des ressources financières, matérielles, scientifiques et humaines soit au rendez-vous pour qu’Ebola et les autres endémies qui endeuillent l’Afrique et d’autres continents trouvent une solution définitive. Sinon, y a-t-il un agenda caché derrière cette maladie « inguérissable » et férocement meurtrière comme l’on susurre dans certains milieux médicaux ? Faut-il laisser des Africains mourir comme des mouches sous prétexte de contrer son boom démographique comme laissent penser certains esprits retors ?

Evidemment, sans vouloir rejeter toute la responsabilité aux autres, l’Afrique qui constitue l’épicentre de la plupart de ces maladies ne doit pas croiser les bras, en attendant un hypothétique messie qui viendrait la sortir de la famine, de la pauvreté, de la maladie, bref du sous-développement et de tous ces fléaux qui l’étranglent. En tout état de cause, ce continent qui dispose de nombreuses potentialités pour sortir du marasme économique doit plus que jamais comprendre que le moment est venu pour prendre lui-même son destin en main au risque si ce n’est de disparaître, de dépendre éternellement du bon vouloir d’un monde impitoyable et de plus en plus inhumain, où seuls les intérêts comptent.

Achille Mbog Pibasso
 
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