La parole à nos lecteurs : Momamadou Bayero Fadil Version imprimable
03-01-2010

 

Président directeur général du Groupe FADIL.


Comment votre groupe et, plus généralement, le Cameroun font-ils face aux conséquences de la crise financière internationale ?

Le secteur agroalimentaire, qui est notre principale activité, n’est pas épargné par la conjoncture économique, notamment à cause des effets néfastes de la crise financière internationale qui s’est vite transformée en crise économique mondiale. Au Cameroun, la situation est encore plus compliquée, à cause de la corruption, des malversations diverses dans l’administration. Beaucoup reste encore à faire pour consolider notre Etat de droit, consolider et crédibiliser notre système démocratique, lutter contre la pauvreté et la corruption et redresser l’économie. Nous y parviendrons dans un climat apaisé, avec l’aide de la communauté internationale et des principaux amis du Cameroun. Cette lutte n’est pas du tout grippée. Elle va plutôt s’accentuer de plus belle. Ceux qui ont suivi les derniers discours du chef de l’Etat le savent très bien.

Je pense qu’il faut passer à la vitesse supérieure en attaquant le mal à la source ; c’est-à-dire le budget d’investissement public et les marchés publics où systématiquement plus de 20% des richesses nationales empruntent des chemins tortueux. L’Etat doit verrouiller sa lutte à ce niveau en coupant tous les circuits frauduleux qui permettent aux gestionnaires des biens publics de faire main basse sur des fonds destinés à lutter contre la pauvreté. Nous savons tous où réside le mal, il faut l’attaquer à la racine. Au-delà des sanctions et des poursuites pénales, je crois qu’il faut mettre sur pied une véritable politique de prévention visant à décourager les adeptes de l’enrichissement illicite. Les retombées financières de l’admission du Cameroun à l’initiative PPTE doivent être orientées vers le financement des secteurs où la pauvreté fait des ravages : santé, routes, éducation, emploi, énergie et télécommunications.

 

Paru dans le journal Les Afriques No 100, spécial « La parole à nos lecteurs »

 

 
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