Le droit du peuple souverain Version imprimable
25-06-2018
Extraits de l'éditorial paru dans le magazine Les Afriques numéro 384, signé Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication.
ABDERRAZZAK SITAÏL, DIRECTEUR DE PUBLICATION
Abderrazzak Sitaïl, Directeur de publication, Groupe Les Afriques


L’organisation des élections en Afrique a souvent été un moment de crispation parce que ces processus électoraux font généralement l’objet des contestations. Pendant que le vainqueur déclaré se satisfait de la bonne tenue du scrutin, le perdant pointe un doigt accusateur sur les conditions d’organisation des élections. La contestation est encore plus grande lorsqu’il s’agit de la présidentielle d’autant que dans la plupart des pays africains, c’est le système présidentialiste qui est en vigueur.

Cette année encore, plusieurs pays africains vont procéder au renouvellement de leurs gouvernants à travers l’organisation de l’élection présidentielle. Cela s’est vu il y a quelques mois au Liberia où l’ex star du football George Weah a été élu occasionnant une alternance à la tête de ce pays. La Sierra Leone a également opté pour l’alternance avec l’élection d’un ancien militaire. D’autres pays ont rendez-vous avec l’Histoire dans les prochains mois, notamment le Cameroun, la Libye, la République démocratique du Congo ou encore le Zimbabwe.

Si pour le premier cas, sauf un séisme politique sur le ciel camerounais Paul Biya devrait rempiler face à une opposition désunie et en manque de vitalité, le choix du peuple souverain pourrait être mis à rude épreuve pour ce qui est des autres pays.

D’abord la Libye, difficile en l’état actuel d’affirmer qu’il y aura élection ou pas, dans un pays divisé dont des pans de territoires sont sous contrôles des milices. Si par extraordinaire il y a élection, le choix du peuple sera t-il respecté par tous ? Les vaincus s’allieront-ils au vainqueur et oeuvrer ensemble pour l’unité et la reconstruction du pays ? Voire.

Au sujet de la RDC, la situation n’est n’est pas moins confuse. Le président Joseph Kabila qui reste muet sur ses intentions indépendamment des appels pour son départ du pouvoir pour forclusion de son mandat constitue le principal élément du puzzle. Une bonne partie du peuple congolais n’en veut plus et demande ouvertement son départ. Des atermoiements observés au sein de la Commission électorale indépendante n’est pas loin de rassurer quand au respecte de la volonté populaire.

Et le Zimbabwe dans tout ça ? Certainement un bon laboratoire de la démocratie avec vingt-trois candidatures déclarées pour ce que observateurs et analystes s’accordent à dire que ce seront les premières élections libres et démocratiques dans ce pays après près de quarante années de pouvoir de Robert Mugabe...
 
La suite à lire dans le numéro 384 du magasine Les Afriques.

Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
 
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