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Le Fonds monétaire Africain pour 2011 Version imprimable
19-12-2010

A partir de l’année prochaine, le Fonds monétaire africain (FMA) sera mis en œuvre. Les ministres de l’Economie et des Finances des pays africains en ont convenu, vendredi 17 décembre à Yaoundé. Un agenda fort riche attend désormais les argentiers du continent.


Le continent africain va se doter d’une institution financière internationale supplémentaire, devant accélérer le processus de création du marché commun africain. Les argentiers des différents pays ont adopté, vendredi 17 décembre à Yaoundé, capitale du Cameroun, le Protocole relatif au Fonds monétaire africain (FMA). Relativement au planning de sa constitution effective, les ministres de l’économie et des finances examineront les statuts du FMA en mars 2011 et détermineront les quotes–parts des pays membres. Mais auparavant, le protocole sera remis aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) pour son adoption définitive, au cours du Sommet ordinaire, prévu en janvier 2011 à Addis-Abeba.
Enfin, il est ressorti de la réunion des ministres une recommandation aux pays membres, pour  choisir des 8 sources innovantes de financement de l’UA, celles qui leur conviendraient le mieux. Elles seraient constituées, entre autres, d’un prélèvement de 0,5 % sur les biens importés, 0,2 % sur les polices d’assurance, 0,5 % sur les principaux produits d’importation et 0,5 % sur les exportations d’hydrocarbures.


Une étape cruciale
Cette décision de création du FMA est perçue par nombre d’observateurs comme une étape vers l’autonomie monétaire de l’Afrique. Pour mémoire, le FMA, dont le siège est à Yaoundé, fait partie des 3 institutions financières dont la création est prévue par l’Acte constitutif de l’UA. Les 2 autres sont la Banque centrale africaine, qui sera basée au Nigeria, et la Banque africaine d’investissements qu’abritera la Libye. Parmi ses missions, le FMA sera chargé de faire des études sur l’évolution de la politique macro-économique de l’Afrique, devrait garantir au continent une croissance pérenne.


Daouda MBaye

 
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