Le PNUD plaide pour un développement humain plus équitable Version imprimable
23-03-2017
Des millions de personnes ne bénéficient pas des progrès réalisés ces dernières années. Les écarts vont se creuser si l’on ne s’attaque pas aux obstacles persistants au développement, notamment les discriminations et les inégalités dans le domaine de la participation politique, selon le rapport du PNUD, publié le 21 mars 2017.
En un quart de siècle, d’importants progrès ont été réalisés en matière de développement humain, ce qui n’empêche pas que de nombreux individus soient laissés pour compte et doivent surmonter des obstacles systémiques rarement mesurés. C’est la conclusion du rapport sur le développement humain 2016, intitulé «Le développement humain pour tous», publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ce dernier a établi que le développement humain moyen a beaucoup progressé partout entre 1990 et 2015.

Une personne sur trois dans le monde vit encore dans des conditions de développement humain faible selon l’indice de développement humain. «Ne laisser personne pour compte doit devenir le mot d’ordre de notre communauté mondiale. Pour que nous arrivions à surmonter les obstacles qui freinent le développement humain et la progression vers la réalisation des objectifs de développement durable, nos choix de politiques publiques doivent être guidés par l’impératif de l’inclusion», a déclaré le 21 mars le Premier ministre suédois Stefan Löfven à l’occasion du lancement du rapport à Stockholm, aux côtés de l’administrateur du PNUD, Helen Clark, et de Selim Jahan, auteur principal du rapport et directeur du bureau du rapport sur le développement humain. «Le monde a fait d’importants progrès. Il est parvenu à faire reculer l’extrême pauvreté, à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’assainissement, et à élargir les possibilités ouvertes aux femmes et aux filles», ajoute Helen Clark.

Le rapport a également indiqué que les pays développés sont eux aussi confrontés aux problèmes de la pauvreté et de l’exclusion, avec plus de 300 millions de personnes vivant dans une pauvreté relative, dont plus d’un tiers de tous les enfants vulnérables. Ainsi, certains groupes sont laissés pour compte et incapables de rattraper leur retard. Des discriminations systématiques ont été constatées contre les femmes, les peuples autochtones et les minorités ethniques, entre autres. De ce fait, le rapport inclut une recommandation de réorientation des politiques afin de veiller à ce que les progrès bénéficient à ceux qui ont été laissés le plus loin derrière. Il plaide aussi en faveur de réformes des marchés mondiaux et des institutions mondiales, dans le but de les rendre plus équitables et plus représentatifs.

Maimouna DIA
 
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