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« Le salut du marché financier africain passe par l’intégration » Version imprimable
19-01-2012

Alexandre Gandou, président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) a participé à la conférence des bourses africaines, tenue à Marrakech du 11 au 13 décembre dernier. Entretien.

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Alexandre Gandou : « Le salut passe par l’intégration. Dans la zone Cemac, nous œuvrons dans ce sens. La prochaine conférence des chefs d’Etat adoptera sans doute de nouvelles résolutions. »

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BCMAC : La Banque africaine de développement s’est penchée sur la question du rapprochement des deux places BVMAC et Douala Stock Exchange.

Les Afriques : Il a été beaucoup question de l’intégration financière du continent africain lors de la conférence de l’ASEA ? Qu’en est-il de cette question dans la zone Cemac ?

Alexandre Gandou : Le salut passe par l’intégration. Dans la zone Cemac, nous œuvrons dans ce sens. La prochaine conférence des chefs d’Etat adoptera sans doute de nouvelles résolutions. Tout dépendra encore une fois de la capacité à présenter un programme régional. Il y a de fortes chances qu’on y parvienne. La Banque africaine de développement s’est d’ailleurs penchée sur la question du rapprochement des deux places (BVMAC et Douala Stock Exchange) et devrait présenter sa vision lors de la prochaine rencontre des chefs d’Etat. Il ressort déjà de cette étude qu’on va vers la régionalisation. On a déjà, s’agissant de nos rapports avec la Bourse de Douala, des acteurs qui sont présents dans les deux places. Nous travaillons de manière étroite sur tout ce qui concerne la régulation.

Nous comptons beaucoup avec le fonds émergence qui sera financé par un prélèvement sur nos ressources du sous-sol pour animer le marché et d’autres produits.

 

LA : Y a-t-il des instruments efficaces pour améliorer le marché financier de la région ?

AG : Nous comptons beaucoup avec le fonds émergence qui sera financé par un prélèvement sur nos ressources du sous-sol pour animer le marché et d’autres produits. Par ce mécanisme, nous disposerons d’un fonds émergence à l’échelle de la région dont le rôle sera d’animer et de structurer le marché financier régional.

 

LA : Jusque-là les PME-PMI se tiennent à l’écart du marché ? A quand la ruée ?

AG : En liaison avec les autres acteurs du marché, nous avons défini un train de mesures qui vise la création d’un compartiment dédié aux PME-PMI. Le but, c’est de les aider, à travers la cotation, à mobiliser les fonds nécessaires à leur croissance.

 

LA : Nous constatons au niveau de nos bourses africaines un problème lié à l’asymétrie de l’information, certains émetteurs ne se pliant pas aux obligations de communication légale.

AG : Certes, il y a de la part de certains émetteurs des réticences à se plier aux règles de transparence. On peut les aider, les accompagner dans cette phase. Le développement de l’activité des agences de notation, des métiers d’analystes financiers ainsi que la spécialisation des journalistes dans ces thèmes aideront à rétablir l’équilibre de l’information entre les émetteurs et les investisseurs.

 
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