Les pays africains s’accordent pour des taxes à 15% de leur PIB Version imprimable
11-06-2018
Dans la perspective visant la concrétisation de l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), les pays africains ont convenu d’augmenter le ratio impôts du Produit intérieur brut (PIB) à un seuil minimum de 15% de leurs économies.
Les fondations de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) ont été implantées courant mai, à l’issue de la réunion à Addis-Abeba, en Ethiopie, des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique. Eux qui ont également convenu de rechercher de nouvelles sources de revenus, entre autres, les prélèvements, les transactions, les redevances, les taxes foncières et baux, surtout, de rendre leurs économies plus formelles. L’enjeu étant d’améliorer le système de gouvernance non seulement en élargissant efficacement l’assiette fiscale, mais également, en améliorant la gestion des entreprises dans le secteur extractif sans oublier la mobilisation à plus grande échelles des ressources naturelles. Une batterie de mesures qui explique la hausse du PIB dont le ratio impôts a été fixé à 15%.

Les participants ont souligné que le produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique a progressé pour s’établir à 3,1% en 2017 contre 1,6% en 2016, soit la deuxième croissance la plus rapide de toutes les régions du monde, après l’Asie de l’Est et l’Asie du Sud. Une performance économique qui s’explique principalement par à l’amélioration continue de la gestion macroéconomique, à l’augmentation des investissements publics et privés et à la croissance de la consommation privée, ainsi que le développement des échanges. C’est dans ce sillage que le Fonds monétaire international relève que l’Afrique devrait poursuivre sa reprise, avec une croissance de 3,6% en 2018 et de 3,8% en 2019.

Des belles perspectives de croissance qui pourraient toutefois, « connaitre une lente reprise dans les économies avancées et émergentes, un resserrement des marchés financiers dans les économies développées, des chocs liés aux conditions météorologiques et des problèmes de sécurité dans certains pays ». Les ministres qui ont plaidé pour une intégration communautaire efficiente ont également reconnu que les pays africains avaient réalisé des progrès à divers niveaux de l’intégration régionale, notamment le commerce, les systèmes de paiement régionaux, la libre circulation des personnes et le droit d’établissement. Ainsi, avec la signature de l’accord portant création de la Zone continentale africaine de libreéchange ZLEC le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda, paraphés par 44 Etats membres de l’Union africaine, tout laisse croire que cet instrument de rapprochement des nations et des peuples devrait booster le développement de l’Afrique.

Ibrahim Koffi
 
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