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Libye : divergences au sein du CNT Version imprimable
19-09-2011

Les tenants du pouvoir à tripoli  n'ont pas réussi à se mettre d'accord dimanche sur la composition du gouvernement de transition, dont l'annonce a été reportée sine die, tandis que leurs forces tentaient de surmonter la résistance des pro-Kadhafi dans leurs bastions notamment à Syrte ville natale du guide .

L'annonce prévue dimanche du nouveau gouvernement "a été reportée selon des sources proches du CNT pour parachever les consultations", a déclaré en fin d'après-midi le numéro deux du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril, lors d'une conférence de presse à Benghazi. Ces divergences démontrent  que ça commence mal au sein du CNT.
Décidément comme il fallait s’y attendre, les différentes factions du CNT semblent  ne pas s’accorder sur le partage du gâteau libyen. La  question tribale reste l’un  des points de discorde dans un  pays  encore hanté par Kadhafi.
Ce gouvernement sera chargé de gérer la transition en attendant des élections et la rédaction d'une nouvelle Constitution. Il sera aidé dans sa tâche par l'ONU, dont le Conseil de sécurité a annoncé la levée partielle du gel des avoirs libyens et l'envoi d'une mission de trois mois en Libye.
Selon un responsable du CNT, une réunion a lieu entre le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, le chef de l'exécutif, M. Jibril, et les autres membres de l'exécutif. M. Jibril devrait rester à son poste et le gouvernement devrait compter 34 ministres, dont probablement deux femmes.
Mais ce même responsable avait fait état dimanche dans la journée de "divergences" sur la composition du gouvernement.
Reconnu par l'ONU comme représentant du peuple libyen, le CNT a annoncé le 2 septembre qu'il comptait diriger le pays jusqu'à l'élection dans huit mois d'une Assemblée constituante, avant des élections générales un an plus tard.
Le délai de huit mois ne devrait cependant débuter que lorsque les nouvelles autorités, qui disent contrôler actuellement 90% du territoire libyen, auront déclaré la "libération" totale du pays.
Or, les combattants fidèles à Mouammar Kadhafi, ancien dirigeant en fuite depuis près d'un mois, opposent depuis trois jours une résistance farouche dans leurs bastions de Syrte (360 km à l'est de Tripoli) et de Bani Walid (170 km au sud-est de la capitale).
A Syrte, où une quarantaine de combattants pro-CNT ont été tués depuis le début de l'offensive jeudi, les combats se sont poursuivis dimanche de manière moins intense que les jours précédents, les pro-CNT cherchant surtout à sécuriser les artères principales dans l'espoir que les civils puissent partir.
En attendant la chute des derniers bastions pro KadhafiI, les libyens devraient s’atteler à l’unité et à la concorde nationale en vue de bâtir une Libye libre, démocratique et prospère  tel est le premier chantier des tombeurs de Kadhafi.

Par Rodrigue  Fénelon MASSALA

 
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