Maroc : Attijariwafa bank réaffirme son leadership Version imprimable
23-09-2016
Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank, entouré des membres du staff, a présenté, jeudi 22 septembre à Casablanca, les résultats au 30 juin 2016. Premier respectivement aux chapitres de collecteur de l’épargne (393,6 milliards de DH), de financeur de l’économie (266,2 milliards de DH) et de densité du réseau (3 844), Attijariwafa bank continue de caracoler en tête du secteur au Maroc.
Au terme du premier semestre, le groupe Attijariwafa bank a fait mieux que tirer son épingle du jeu dans un contexte marqué par une conjoncture difficile. Le président El Kettani s’est réjoui de la progression des activités, tout comme de la rentabilité, avant de dérouler une feuille de route sur la période 2016-2020, un plan stratégique baptisé «Energies 2020». En effet, les chiffres, qui sont annoncés font état d’un total bilan consolidé de 416,2 milliards de DH, en hausse de 3,1% par rapport à juin 2015, de fonds propres à 41,2 milliards de DH (+1,5%), d’un produit net bancaire atteignant 10,1 milliards de DH, progressant de 3,5%, d’un résultat d’exploitation à 4,4 milliards de DH (+3,8%), un résultat net consolidé à 3 milliards de DH qui a bondi de 7,1%, dans le sillage du résultat net part du groupe (RNPG) à 2,5 milliards de DH, s’appréciant de près de 8%... S’inscrivant dans cette tendance, le nombre de clients a atteint 8,1 millions, tandis que les agences sont au nombre de 3 844, à travers les 25 pays couverts par le groupe bancaire marocain. Un groupe, désormais, à taille de multinationale, revendiquant un effectif de 17 367 collaborateurs et qui se défend d’avoir le réseau le plus dense d’Afrique. On peut le croire, cet effort de bancarisation. À titre d’exemple, en quelques années d’existence seulement sur le marché sénégalais, ce groupe revendique près de 200 points de vente face à des établissements qui existent depuis plus de 40 ans et qui ne totalisent même pas 50 agences !

Anticiper


Pour le PDG du groupe, c’est pour avoir su diversifier l’offre, anticiper, en se positionnant notamment dans la gestion d’actifs, la bancassurance, les OPCVM… qu’Attijariwafa bank a su s’ériger premier collecteur de l’épargne au Maroc, avec 393,6 milliards de DH, soit +5,1%. Une épargne répartie à raison de 82% au Maroc et 18% sur l’international. Aussi, pour avoir opté pour un modèle de spécialisation totalement intégré, singulièrement avec la filiale Wafassalaf, une belle machine de crédit à la consommation, ou encore Attijari International Bank (AIB), banque offshore à Tanger Free Zone… une autre position de leader dans le financement de l’économie marocaine a été acquise. Justement, Mohamed El Kettani a indiqué que c’est en agrégeant l’ensemble de ces opérations qu’Attijariwafa bank a su autant apporter ses concours à l’économie. Un modèle qui sera dupliqué au niveau des filiales africaines, assure-t-il. Déjà, sur la bancassurance, outre la tunisienne qui cartonne, 2 filiales sont opérationnelles respectivement au Sénégal et en Côte d’Ivoire et une sur la branche vie est lancée au Cameroun…

Satisfecit de la banque de détail à l’international


Allant dans le détail, Ismail Douiri, responsable du pôle finances, technologie et opérations, a indiqué que le produit net bancaire à 10,1 milliards de dirhams a été porté par l’ensemble des compartiments, à savoir la marge d’intérêt (+0,2%), marge sur commissions (+11,6%), résultat des activités de marché (+7,9%). Quant au résultat net consolidé, qui a enregistré une progression de 7,1%, il résulte de la capacité confirmée du groupe en matière de maîtrise des charges (+5,4%) et de gestion proactive des risques (-5,0%). Autres bons points distillés par ce responsable, un RNPG à 2,5 milliards de dirhams (+7,9%) et une rentabilité financière qui s’améliore avec un RoE ou rentabilité des fonds propres de 15,5% et un RoA de 1,4% (+0,9 point et 0,1 point, respectivement, par rapport au premier semestre 2015), mais aussi des ratios réglementaires bien au-dessus des seuils imposés, particulièrement pour le Tier1 et les ratios de liquidité. Le responsable du pôle finances, technologie et opérations du groupe Attijariwafa bank a aussi précisé que la croissance a été tirée particulièrement par la Banque de Détail à l’international qui voit ses indicateurs s’améliorer significativement avec des contributions au produit net bancaire, au résultat net consolidé et au RNPG en croissance de 9,4%, 34,9% et 58,6% respectivement. Cette performance s’explique par une croissance organique soutenue, ainsi que par le renforcement de la participation dans le capital des filiales sénégalaise (CBAO) et ivoirienne (SIB) à 83% et à 75% au quatrième trimestre 2015, a-t-il indiqué.

Pour Boubker Jaï, responsable banque de financement et investissement, de marchés des capitaux & filiales financières, l’élan dans la bancarisation de l’Afrique ne faiblira pas. Certes, la sinistralité à CBAO Sénégal se situe entre 14 et 15%, mais elle reste en deçà de celle des concurrents, a-t-il nuancé. De plus, il a souligné que le coût du risque baisse de manière importante pour se situer autour de 0,65%...

Nouveau plan stratégique pour la banque de demain


Présentée par le PDG, qui s’est tout de même gardé d’avancer un budget, tout en soutenant que c’est dans les possibilités du groupe, «Energies 2020» est une stratégie et un modèle orientés client. En effet, attentif aux différentes mutations économiques, réglementaires, sociales et technologiques, Attijariwafa bank ambitionne au Maroc et à l’international de se positionner comme la banque relationnelle de référence pour tous ses clients, à travers un modèle proactif, centré sur la satisfaction des besoins spécifiques de la clientèle, de consolider son leadership au Maroc en matière d’innovation, en tirant profit des technologies nouvelles liées au digital, pour dessiner la banque de demain, une banque encore plus proche de ses clients. «Energies 2020», c’est aussi miser davantage sur le capital humain, première richesse du groupe, consolider les atouts de son modèle de banque universelle s’appuyant sur une diversification des métiers et des géographies et sur une capacité démontrée à générer de la croissance, à rationaliser les moyens et à maîtriser les risques.

La suite à lire dans le prochain numéro du magazine.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
 
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